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14-18 : la Grande Guerre en Tarn-et-Garonne

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Article publié dans
Première Guerre mondiale

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La Dépêche | Publié le 28/12/2008

Le 28 juin 1914, l’assassinat à Sarajevo de l’ Archiduc François-Ferdinand d’Autriche sert de prétexte au déclenchement de la Première Guerre mondiale. L’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie le 28 juillet 1914. Par le jeu des alliances et l’exacerbation des nationalismes, l’Allemagne, la Russie, la France et l’Angleterre entrent dans le conflit. La France ordonne la mobilisation générale le 1er août, l’Allemagne lui déclare la guerre le 3. « Montalbanais, aux heures graves que nous traversons il importe que chacun conserve son sang-froid et se rende parfaitement compte des obligations qui lui incombent » lance le maire de Montauban Charles Capéran.

Montauban, ville de garnison

Importante ville de garnison, Montauban dépend du 17e Corps d’ Armée de Toulouse. En 1908, 2 831 militaires, près de 10% de la population, sont ainsi répartis : 10e régiment de Dragons (caserne Doumerc, Cours Foucault), 11e régiment d’infanterie de ligne (1er et 2e bataillons, caserne Pomponne, 3e bataillon à Castelsarrasin), 20e régiment d’infanterie de ligne (dont 2 bataillons, caserne La Hire, Villebourbon), 17e escadron du Train des Equipages (Gasseras) ; sans oublier le magasin à fourrage et le dépôt de matériel à l’Arsenal. En 1914, Caylus n’est encore qu’un terrain de manœuvre et un champ de tir. Deux Tarn-et-garonnais vont se distinguer comme aviateurs : Léon Bourjade et Dieudonné Costes. « Le 10e Dragons est parti ce soir, par une pluie d’orage. Ce sont de longs échanges de saluts avec la foule. On crie : Au revoir ! Dans un mois ! Billet de retour pour Berlin ! ».

Les premières victimes

Les 11e et 20e régiments partent dans les Ardennes belges le 5 août 1914. Ils reçoivent l’ordre de rejoindre leur cantonnement dans le village d’ Orchamps au nord de Bertrix. Le 22 août 1914, dans la traversée de la forêt de Luchy, ils sont décimés par l’artillerie et l’infanterie allemandes en embuscade ; de même le 10e régiment de Dragons, engagé dans la bataille de la Marne en septembre. Dès fin août 1914, des convois de blessés sont acheminés dans les hôpitaux et les établissements d’enseignement de Montauban transformés en hôpitaux auxiliaires (Lycée Ingres, lycée Michelet de jeunes filles, Ecole normale d’ instituteurs, Saint-Théodard, Faculté de théologie protestante...). En mai 1915, dans le Bulletin des communes, le Préfet demande aux maires de lui adresser un état des familles qui se sont fait inscrire à la Mairie pour recevoir, pendant sept jours, un blessé convalescent, originaire des régions envahies (Nord, Pas-de-Calais, Somme, Ardennes, Meurthe-et-Moselle, Meuse...). Des états nominatifs des officiers, sous-officiers et soldats tués, blessés, faits prisonniers ou disparus, sont dressés (...)


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