Dans ces conditions, la 33e Division d’infanterie s’engage dans la forêt longue de six kilomètres environ. Le gros du 20e est en avant-garde, vient ensuite les différentes batteries du 18e Régiment d’artillerie, intercalées par des compagnies du 20e et du 11e RI. L’arrière-garde est assurée par le gros du 11e RI. Vers 13 h 30, au nord de la forêt de Luchy, au débouché sur les prairies qui précèdent le village d’Ochamps, le troupe est accueillie par de violents tirs d’artillerie et de mitrailleuses adverses. Le colonel Detrie lance son unité sur les hauteurs de la chapelle de Ochamps, afin de déloger les nids de mitrailleuses ennemis. Plus de 3 000 hommes partent à l’assaut. Certains atteignent la chapelle et pénètrent même dans le cœur du village jusqu’au lavoir communal, mais ils sont vite taillés en pièce par l’artillerie ennemie. Dans la forêt, la surprise est également totale. L’infanterie adverse qui a infiltré le bois depuis longtemps, fusille à bout portant les batteries d’artillerie encombrées, et les éléments du 11e et du 20e intercalés. Nos soldats luttent dans ce bois de sapins et de hêtre touffus à armes inégales :"pantalons rouges contre tenue vert de gris ! “.
Afin d’enfiler les avenues du bois, les commandants d’artilleries font mettre en action leurs batteries. Toutes les munitions sont rapidement épuisées, y compris les obus explosifs, tirés “ à ricoché à 5 ou 6 mètres devant les pièces ! “.
L’arrière-garde de la division n’est pas mieux lotie. Prise en tenaille par des troupes d’infanterie et d’artillerie ennemie, elle est obligée de décrocher, non sans avoir vaillamment lutté au carrefour des Corettes, à la lisière sud de la forêt de Luchy.
Les pertes des deux côtés sont énormes. Les soldats se battent férocement, les Allemands, mieux organisés et préparés à l’avance à ce combat, sortent vainqueur. En cette soirée du 22 août 1914, il est à peine 18 heures et le 11e a perdu plus de 1.000 hommes.
Pour le 20e, placé en avant-garde, le bilan est désastreux. Son commandant, le colonel Detrie, est tombé, le drapeau du régiment a été pris et 389 hommes : soldats, sous-officiers et officiers manquent à l’appel ! Le 18e d’artillerie d’Agen déplore (...)
Bonjour,
En faisant ma généalogie et en recherchant un arrière grand père inconnu, des langues se sont déliées dans les villages lotois, et j’ai découvert cet AGP, décédé à la guerre de 14, à la Bataille de Bertrix, document trouvé sur Mémoire des hommes. En une journée j’ai découvert le nom et le prénom d’un arrière grand père Sylvain Vermande et qu’il est mort en héros en Belgique.
Le 11 novembre arrive bientôt et je vais pouvoir rendre hommage à cet homme qui a donné sa vie pour que nous puissions nous la vivre aujourd’hui et le réhabiliter en tant que tel. Pensez vous que si je pouvais entrer en contact avec le 11RI de Montauban, je pourrai avoir une infime chance de trouver une photo de lui ? Merci pour vos publications et pour le devoir de mémoire que vosu faites chaque jour.
Muriel.

Les enfants juifs cachées dans les fermes des paysans du Sud-Ouest ont été pour beaucoup séparés définitivement de leur famille. Insérés dans un milieu et une société française qu’ils ne connaissent pas. Ceux que l’on appelera bien plus tard les "Justes". Dans le même temps, d’autres enfants vont devoir affronter dès l’Epuration, l’opprobre de la population. Qualifié d’enfants de "boches", ce sont autant d’enfance brisée...