Arkheia, revue d'histoire

Azaña : Paco Ibañez, un artiste toujours en révolte

Par Max Lagarrigue
Retour au sommaire Retour au sommaire
Article publié dans
Agenda

C’est devant un public acquis d’avance que le chanteur franco-espagnol Paco Ibañez a ouvert la première soirée des 5e journées Manuel Azaña, hier soir (3 novembre) au théâtre Olympes-de-Gouges. « Ce soir, c’est un concert un peu particulier pour moi et qui nous réunit tous, insistait-il en préambule de son récital. Nous commémorons la disparition d’Azaña, le dernier président de la République espagnole. Un homme qui s’est battu jusqu’à son dernier souffle pour ses idées. » Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le septuagénaire n’a rien perdu de sa révolte et de ses engagements. Et même si ces nombreuses critiques des Etats-Unis qui frisaient parfois la caricature anti américaine, son combat contre l’uniformisation de la culture – « Nous avons une culture plus riche, plus sensible qu’USA, ne nous laissons pas avaler par ces bœufs » (sic) – trouvèrent un écho, hier soir, nourri de nombreux applaudissements. Farouche défenseur des langues régionales – le basque en tête dont il a interprété plusieurs morceaux (Ibañez ayant passé dans les années « 40 » toute son enfance dans la ferme de son oncle maternel) – c’est un chanteur polyglotte, maniant le verbe avec humour qu’a pu savourer le public (M.L.)

L’entracte était propice aux confidences et aux souvenirs, l’universitaire Gérard Malgat en profitait pour remettre à Paco Ibañez la photo et le texte d’un républicain espagnol, aujourd’hui disparu.

C’est sur la scène du théâtre Olympe-de-Gouges que le chanteur Paco Ibañez a reçu son public à la fin du concert.



| RECHERCHE |
Plan du site
Témoignages, suppléments, courriers et compléments d'articles...

Découvrez les + d'Arkheia,
un ensemble de contenus exclusifs, à consulter en ligne.
Les suppléments d’Arkheia
Manuel Azana et la question laïque sous la direction de Jean-Pierre Amalric Avec la participation de Patrick Cabanel, Antonio Ferrer Benimelli, Hilari Raguer, Joseph Pérez, Gérard Malgat et Elvire Diaz...Commander le dès aujourd’hui
Gaullisme et antigaullisme
Le Vieux fusil : film de Robert (...) Si quelques vingt-quatre années après la sortie du film Le Vieux fusil de Robert Enrico, il est toujours d’actualité d’écrire un article à son propos, cela est une preuve - s’il en fallait une - de (...)
Abonnez-vous !

Pour ne rater aucun de nos n°, abonnez-vous ! Seulement 20 € pour une année complète d’Arkheia