Arkheia, revue d'histoire

Biographies des membres de l’EM AS et FFI de Tarn-et-Garonne, partie I

Par Max Lagarrigue
Retour au sommaire Retour au sommaire
Article publié dans
Arkheia n°2-3
Auteur : Max Lagarrigue est directeur-fondateur de la revue Arkheia. Il a enseigné à Sciences-Po Paris l’historiographie du communisme. Il est également l’auteur de nombreux ouvrages sur la Seconde Guerre mondiale. Le dernier paru : 99 questions...La France sous l’Occupation.

(...) scolaire, intellectuel qui incite à la prise de responsabilité, voire au commandement. Si al relative jeunesse de cet état-major en 1944 qui est en moyenne de 41 ans peut-être également un facteur à souligner, il est important de signaler d’autres éléments qui ont joué dans la constitution, la continuité, le recrutement de cette instance dirigeante de la Résistance. Si l’on remarque une faible représentation des syndicalistes, seulement trois sont memebres de la CGT, choses plus intéressantes et difficiles à comptabiliser dans son exhausitivité : c’estl’appartenace d’un certain nombre de ces hommes à la franc-maçonnerie. Nous avons pu en dénombrer au moins six appartenant tous à la même loge : la Parfaite Union de Montauban. Ces relations fraternelles ont été souvent déterminantes dans la constitution des réseaux clandestins. Il est plus aisé de recruter un frère de sa loge que de se confier à une obscure connaissance dont on ne sait si elle partage le même idéal. Ostracisé de la communauté depuis les décrets loi de Vichy en août 1940, les maçons renouent rapidement des liens notamment en étant à l’initiative de l’organisation clandestine : les Jacobins Montalbanais. L’aura considérable de Irénée Bonnafous n’y est pas étrangère. Il est nous pouvons le dire l’instigateur d’un nombre conséquent de rencontres entre les maçons et les organistions de la Résistance. A cette forte influence et présence maçonnique au sein de l’état-major, il faut également mettre en relief une certaine politisation de ses membres. Un quart d’entre-eux étaient militants parfois élus d’un parti politique. L’écrasante majorité de cette appartenance politique est à Gauche, les radicaux et les socialistes y étant majoritaires. La lecture de ces itinéraires individuels qui ne sont pas exhaustifs, toujours accompagné de sources que nous avons exploitées, permettra peut-être de comprendre un peu mieux qu’est-ce qui a fait qu’un certain nombre d’hommes et de femmes se sont engagés d’bord dans une résistance à l’opinion dominante puis par les armes à un occupant et ses collaborateurs.
NOËL DUPLAN, pseudonymes‑ : Daniel – Soulier – Chopin – Nil. Né le 25 décembre 1912 à Montauban (Tarn-et-Garonne)‑ ; agent des ponts-et-chaussés‑ ; membre des jeunesses radicales-socialistes avant-guerre‑ ; membre des Jacobins montalbanais (1941-1942)‑ ; membre de l’état-major A.S. (1942-1943)‑ ; chef régional A.S. (1943-1944)‑ ; chef de l’état-major F.F.I. de Tarn-et-Garonne (13 juillet 1944)‑ ; démobilisé en octobre 1945.

L’itinéraire de Noël Duplan est par bien des aspects difficile à retracer. Premièrement parce que l’homme a voulu s’inscrire comme un acteur de premier plan. De cette volonté est née une ambition qui a pu jouer en faveur d’une reconstruction de la mémoire de son engagement. Enfin, de cette ardeur à vouloir prendre en main la direction départementale des Forces (...)



| RECHERCHE |
Plan du site
Témoignages, suppléments, courriers et compléments d'articles...

Découvrez les + d'Arkheia,
un ensemble de contenus exclusifs, à consulter en ligne.
soutenez la revue Arkheia
L’association Arkheia regroupe un collectif totalement bénévoles qui oeuvre depuis maintenant 10 ans pour collecter des archives, recueillir des témoignages de témoin clé comme d’anonyme pour mettre à jour notre histoire locale, notre patrimoine commun régional. Ce n’est que par la contribution de nos lecteurs et plus particulièrement par leur abonnement que ces recherches et surtout la publication de la revue Arkheia est rendue possible. Alors offrez Arkheia à ceux que vous aimez ! Un ouvrage offert pour chaque abonnement de soutien.
Vichy État occitan ?
Marius Vazeilles : la vocation (...) "L’histoire, en sa subjective mémoire, ne devrait-elle retenir que deux noms parmi ceux des grands disparus qui oeuvrèrent corps et âme pour la Corrèze de ce début du siècle, alors, sans hésiter, elle (...)
Abonnez-vous !

Pour ne rater aucun de nos n°, abonnez-vous ! Seulement 16 € pour une année complète d’Arkheia