Arkheia, revue d'histoire

Biographies des membres de l’EM AS et FFI de Tarn-et-Garonne, partie I

Par Max Lagarrigue
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Article publié dans
Arkheia n°2-3
Auteur : Max Lagarrigue est directeur-fondateur de la revue Arkheia. Il a enseigné à Sciences-Po Paris l’historiographie du communisme. Il est également l’auteur de nombreux ouvrages sur la Seconde Guerre mondiale. Le dernier paru : 99 questions...La France sous l’Occupation.

(...) est chargé de prendre contact avec le colonel Laurent Langeron pour lui proposer de prendre la direction militaire de l’Armée Secrète qui vient de se constituer. Il semble que Langeron accepte le principe ; toutefois préoccupé par la maladie de son fils, il décline l’offre pour le moment. Le récit de ces événements ne souffre d’aucune divergence, que ce soit dans les témoignages d’Allamelle et de Ressigeac. Duplan travaille désormais pour deux organisations clandestines‑ : l’Armée Secrète et les Jacobins. Sa double activité, si elle l’éloigne définitivement de la Légion qui se transforme à cette époque en Service d’Ordre Légionnaire (SOL), n’en est pas moins strictement compartimentée. En effet, si le témoignage cité plus haut de Foussard ne laisse aucune ambiguïté sur son ignorance d’un groupe dit des Jacobins montalbanais, le témoignage laissé par Adrien Laplace confirme cette absence de relation pour ces derniers‑ : “‑Une réunion de nouveaux chefs désignés le 28 juillet 1942 [se produit] chez M. Laplace à Pélégry. On rend compte d’un entretien que Larive et moi avons eu avec Roger Vié (FN) et notre Mouvement apprend à cette date qu’il existe à Montauban d’autres mouvements de Résistance. En formation seulement et inorganisés puisqu’ils demandent à venir avec nous‑”. Duplan s’est bien gardé au début de l’année 1942 de dire à ses camarades des Jacobins qu’il a rencontré le délégué régional pour les groupes AS, le commandant de gendarmerie Delmas, alias Divona. C’est Marcel Foussard qui organise la rencontre et nous donne la composition du premier staff‑ : “‑Je décidai alors de faire appeler Duplan et le présentai à Delmas. Langeron fut convoqué également. C’est à cette époque que devant le refus temporaire de Langeron, Huet, alias Henri ingénieur au laboratoire central de Caussade fut désigné définitivement par Delmas pour mettre sur pied l’organisation de l’AS Duplan passait ainsi sous les ordres directs de Huet. Connaissant mal le département, Huet fut aidé par Duplan dans le recrutement de l’AS grâce aux relations politiques que ce dernier possédait aux jeunesses radicales-socialistes. Un EM fut constitué dont je fis partie tout au début en tant que responsable des transports de l’AS‑”. Ce n’est finalement qu’à l’extrême fin de l’été 1942 que Laplace semble prendre connaissance des responsabilités de Daniel‑ : “‑Duplan a été à Toulouse, nous avons par la suite de fréquentes réunions car il s’occupe en septembre 1942 de l’Armée Secrète, il nous propose de fusionner‑”. Duplan attend près de 7 mois pour avertir ses compagnons de ses nouvelles activités dans l’AS, cette position n’est certainement pas exempte de toute stratégie. Elle a pour but essentiel de stériliser tout potentiel dirigeant des Jacobins qui auraient été susceptibles de prendre une place à l’état-major AS (...)


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