Arkheia, revue d'histoire

Biographies des membres de l’EM AS et FFI de Tarn-et-Garonne, partie I

Par Max Lagarrigue
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Article publié dans
Arkheia n°2-3
Auteur : Max Lagarrigue est directeur-fondateur de la revue Arkheia. Il a enseigné à Sciences-Po Paris l’historiographie du communisme. Il est également l’auteur de nombreux ouvrages sur la Seconde Guerre mondiale. Le dernier paru : 99 questions...La France sous l’Occupation.
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(...) fut portée par Duplan. Il me reprocha d’avoir introduit M. X dans la Résistance, prétextant que c’était un besogneux, acceptant de l’argent de n’importe qui et, par conséquent, dangereux dans notre milieu. Il fit remarquer que, de par ma fonction de responsable départemental, je devais éliminer M. X et rembourser le montant des bons brûlés. Je répondis que jusqu’à présent je n’avais pas à me plaindre de M. X qui travaillait chez Chouffier et qu’il gagnait largement sa vie chez lui‑ ; d’autre part, j’étais persuadé qu’il n’y avait pas eu détournement de fonds. Quant au remboursement demandé, je me refusai à exécuter ce geste estimant que j’avais assez donné de ma personne et de ma bourse. J’ajoutai que, la suspicion pesant sur moi et entravant ainsi mon honorabilité, je me devais, de demander au comité, après m’avoir dégagé de toute responsabilité dans l’affaire, d’accepter ma démission. Le comité, en la personne de Guiral qui présidait la séance, me signifia qu’en aucune façon, aucun soupçon ne pesait sur moi et que je pouvais continuer à marcher la tête haute. Duplan prit la parole et dit‑ : “‑Quand on est dans la Résistance, on ne démissionne pas. “‑ Qu’à cela ne tienne, répondis-je, je ne voulais pas démissionner pour quitter la Résistance, mais pour rentrer dans le rang‑”. Je retirai alors ma démission. (…) Avant de quitter le comité, je demandai à Duplan de se rendre le lendemain matin chez Bonnafous afin qu’il le mette au courant devant moi de la décision prise à mon égard par le Comité‑ ; ma demande s’expliquait 
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