Arkheia, revue d'histoire

Edito

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Article publié dans
Arkheia n°11-12-13
Auteur : Max Lagarrigue est historien, directeur-fondateur de la revue Arkheia.

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Au seuil de sa cinquième année d’existence, Arkheia a souhaité donner plus de relief à sa page de couverture en lui offrant la couleur. Les contenus éditoriaux de notre revue ont gagné en qualité et son comité de rédaction s’est élargi à de nouveaux membres tels que Jérôme Grévy, agrégé d’histoire, directeur de l’Institut d’études politiques de Poitiers, auteur d’une biographie remarquée du père fondateur de l’Italie, Garibaldi (FNSP, 2002) ; Félix Torrès, agrégé d’histoire, directeur de Public histoire et auteur d’un gros livre consacré au quotidien La Dépêche (Hachette littératures, 2003) ; Marc Chaux, docteur en histoire, spécialiste des Etats-Unis et responsable des ressources humaines de l’inspection d’académie du Tarn-et-Garonne. En cette fin d’année 2003, nous ont également rejoint Christian Bardot, agrégé d’histoire et professeur de chaire supérieure ; Sylvain le Bail, historien périgourdin, remarqué par la publication de deux ouvrages novateurs sur la période de l’Occupation : Mojzesz Goldman, dit Mireille, premier chef départemental du maquis de l’Armée secrète, Le Chêne vert, 2001, et Les Forces de l’ordre sous Vichy : les GMR du Périgord, 1941-1944, ibidem, 2003 ; Guillaume Gros, auteur d’une thèse sur l’historien Philippe Ariès ; enfin, Guy Penaud, commissaire de police honoraire, qui a publié plus d’une dizaine d’ouvrages dont sa classique Histoire de la Résistance en Périgord et son André Malraux et la Résistance. Après un dossier consacré au « gaullisme et à l’antigaullisme en France et dans le Sud-Ouest » et une monographie sur la Résistance en Lomagne – Le maquis des carottes, signée par Jacques Latu –, Arkheai renoue avec la diversité à travers ce numéro triple. Anne-Laure Tisseyre met en lumière le rapport de filiation et d’exemplarité que Clemenceau nourrissait vis-à-vis de Démosthène, article qui est suivi d’une contribution inédite de Cédric Gruat sur de beaux exemples de solidarité entre jeunes Français contre l’antisémitisme nazi, « les amis des juifs ». Ajoutons-y le compte-rendu du premier séminaire d’Arkheia sur la presse et pas moins de cinq études qui sont publiées dans cette édition. Jacky Tronel nous livre ensuite son portrait vivant du grand peintre communiste Boris Taslitzky, dont la vie passa notamment par le camp d’internement tarnais de Saint-Sulpice-la-Pointe avant de traverser l’univers concentrationnaire de Buchenwald, et qui, toujours engagé, poursuit son œuvre à plus de quatre-vingt dix ans. Grâce à l’amical concours de Germaine Chaumeil, Arkheia publie les photos des fresques désormais disparues que le peintre avait réalisées dans les baraquements de Saint-Sulpice. Clément Puget aborde l’histoire du septième art dans une étude socio-historique des films qui traitent de la Résistance, mettant en évidence les particularités du regard des résistants. (...)

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Issu d’une famille d’immigrés italiens qui se sont installé dans le Sud-Ouest de la France, Claude Campanini entre en résistance après avoir été recruté par son instituteur, Lucien Loubradou. Membre de la 12e compagnie de l’Armée secrète, à Moissac (Tarn-et-Garonne), il est finalement arrêté en 1943 et déporté dans le camp de concentration de Buchenwald. Il livre ici un témoigne unique et saisissant sur ses années au coeur du système concentrationnaire nazi.
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