Arkheia, revue d'histoire

Edito

Par Max Lagarrigue
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Article publié dans
Azana 2 / hors série
Max Lagarrigue est historien,directeur-fondateur de la revue Arkheia et co-fondateur des journées Manuel-Azaña.
Après la publication, l’an passé, des premiers actes des journées Manuel Azañaqui ont permis de montrer que l’ancienchef d’État espagnol fut, sans doute, l’undes meilleurs connaisseurs de la Francede son temps, attaché à ses valeurs républicaineset laïques, les éditions Arkheia poursuivent avec ce deuxième opus intitulé Les intellectuels espagnols dans l’arène politique, le travail engagé, depuis 2004, tant pour la réhabilitation de la mémoire d’Azaña que de son oeuvre intellectuelle, malheureusement trop méconnue. Beaucoup oublient ou le plus souvent, ignorent qu’avant sa carrière politique, Azaña fut un homme de lettres de premier plan dont l’ouvrage Vida de Juan Valera, reçut, en 1926, le prix national de littérature. Et si le travail engagé par l’association Présence de Manuel Azaña et les éditions Arkheia pour revisiter le parcours de celui qui fût l’une des grandes figures intellectuelles de son temps, n’en est qu’à ses prémisses, la publication de cet ouvrage entend bien réduire une partie de cet oubli. Il faut dire que l’absence d’une édition récente des oeuvres complètes d’Azaña dans la langue de Molière, en est, ans doute, en partie responsable. Il faudra probablement un électrochoc tel que la visite officielle du chef du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero, à Montauban, pour honorer la tombe de l’ancien président, pour qu’un grand éditeur français ose, enfin, lancer cette publication. En attendant, c’est aussi pour cette raison que ce recueil, comme le précédent, se conclut par la traduction de l’un des principaux textes de l’ancien président de la République. Celui-ci est d’autant plus important qu’il s’agit de la dernière allocution publique d’Azaña. Un discours testament prononcé, le 18 juillet 1938, à Barcelone et conservé sur une bande sonore d’époque que nous a communiqué le spécialiste espagnol d’Azaña, le professeur Santos Julia lors de sa participation à nos journées de ontauban. Grâce, une fois encore, à l’opiniâtreté de notre historien et ami Jean-Pierre Amalric qui a traduit ce texte, c’est un pan de la pensée de l’ancien chef d’État espagnol qui est exhumé et rendu à l’Histoire.


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