Une vision bien éloignée de celle du général de Gaulle ! « En effet, pour Moulin, la Résistance est la détentrice de la souveraineté, c’est elle qui confère la légitimité. Tout le problème de Moulin se résume en cela. Il n’est pas l’unificateur mais l’instigateur d’une résistance avec ses propres instruments de décisions. Pour lui, c’est le Conseil national de la Résistance (CNR) qui a la faculté de légitimer un candidat au pouvoir en France. Pour obtenir celle-ci, de Gaulle avait promis de reconnaître cette souveraineté. Cependant, dans ses Mémoires, il a fait disparaître cette notion de souveraineté qu’il avait accordée au CNR. »
Guillaume Gros retrace la vie de l’un des plus grands historiens français