Arkheia, revue d'histoire

Histoires particulières par Max Gallo

Par Guillaume Gros
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Article publié dans
Critiques de livres

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Historien, auteur de suites romanesques comme « La Baie des Anges », « Bleu Blanc rouge », « Les patriotes », « Morts pour la France », de biographies (Robespierre, Jaurès, Vallès, Napoléon, De Gaulle, Victor Hugo, Louis XIV), Max Gallo a été aussi député, ministre, député européen, directeur d’un journal (Le Matin de Paris), éditorialiste à l’Express dans les années 70. Intellectuel engagé à gauche, il s’est converti au sarkozysme, lors des élections de 2007, via le souverainisme. Dans Histoire particulières, conversations avec le journaliste du Figaro littéraire Paul-François Paoli, l’historien revient sur son itinéraire personnel.

Né à Nice, en 1932, dans une famille italienne, Max Gallo a été influencé par son père, électricien et autodidacte passionné, anarchisant, Jauressien, puis communiste après le Congrès de Tours, qui souhaitait qu’il devienne technicien. Si bien que le jeune Max travaille vite avec un CAP de mécanicien ajusteur en poche. Après un bac technique, il devient, à 18 ans, contrôleur à la radio publique (RTF). Ambitieux, il débute des études d’histoire au début des années 50 tout en militant au Parti communiste (il rencontre F. Furet et A. Besançon) où il est entré via l’Union de la Jeunesse républicaine française (UJRF) à l’âge de 14 ans. En 1960, Max Gallo décroche l’agrégation d’histoire et exerce, pendant dix ans, le métier d’enseignant au lycée puis bientôt à l’Université à Nice. Le jeune agrégé dépose, dès 1960, un sujet de thèse sur la propagande dans l’Italie fasciste qu’il soutient, 8 ans plus tard, sous la direction d’André Nouschi. Mais entre temps, le chercheur qui avait d’abord contacté les Editions sociales (communistes) où il essuie un refus, parvient à intéresser Marcel Jullian et Robert Aron, chez Perrin, où il publie son premier livre L’Italie de Mussolini (1964). Premier succès et première télé chez Pierre Dumayet dans l’émission « Lecture pour tous ». Jusqu’à la publication de son premier roman en 1972, Max Gallo s’affirme comme un spécialiste des régimes totalitaires avec L’Affaire d’Ethiopie. Aux origines de la Seconde guerre mondiale (1967), et en 1969 une Histoire de l’Espagne franquiste, traduite par une grande maison espagnole en exil, Ruedo Iberico et diffusée clandestinement en Espagne.

Cependant, Jean-François Revel découvre la jeune pousse et l’oriente définitivement vers l’édition grand public. Alors qu’il peaufine son Robespierre, au cœur de mai 68, Gallo écrit à chaud, un essai sur les événements, Gauchisme, réformisme et révolution (1968) publié chez R. Laffont où Revel lui confie la direction d’une collection. Gallo prend congé de l’Université. Il amorce une rupture avec sa culture communiste dans Tombeau pour la Commune (1971), où il démolit la vision marxiste de l’histoire. Lui qui avait tenté, en (...)


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