Arkheia, revue d'histoire

Irénée Bonnafous, journaliste, homme politique (82)

Par Max Lagarrigue
Retour au sommaire Retour au sommaire
Article publié dans
Biographies
auteur : historien, directeur de la revue Arkheia. Auteur de nombreuses fiches biographiques pour le Dictionnaire du mouvement ouvrier français.

Page suivante

Né le 8 avril 1865 à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse (Aude), décédé le 16 janvier 1947 à Montauban ; publiciste ; directeur départemental de La Dépêche de Toulouse à Carcassonne puis à Montauban ; directeur de l’hebdomadaire l’Indépendant du Tarn-et-Garonne puis du Démocrate ; dirigeant du Parti radical-socialiste ; franc-maçon ; vénérable de la loge La Parfaite Union de Montauban ; dirigeant d’un service privé de renseignements clandestins en faveur de la Résistance ; co-organisateur des Jacobins Montalbanais ; informateur du 2e bureau de l’état-major AS puis FFI de Tarn-et-Garonne ; boîte aux lettres de l’état-major AS et FFI.

Faire la biographie de Irénée Bonnafous en quelques lignes n’est pas chose aisée. Il mériterait à lui seul un ouvrage. Nous nous efforcerons donc d’en donner les éléments essentiels. Rien dans sa condition sociale, ne laissait présager du parcours de Irénée Bonnafous. Petit-fils d’un meunier du Narbonnais, il fit d’abord des études au Lycée de Carcassonne, puis deux ans à l’école Jésuite de Saint-François-de-Salles à Castelnaudary. Il seconda par la suite peu de temps, son père, agent général d’assurance. En avril 1886, il s’engageait dans l’Armée. Après un bref passage par les services de l’administrations de l’intendance de Montpellier, il était transféré en Algérie.

Libéré en 1890, Irénée qui fréquentait la rédaction du journal : Le Radical de l’Aude, tenu par Omer Sarraut, participa à la création du nouvel hebdomadaire, L’avenir de l’Aude. Secrétaire de rédaction du journal, cela ne l’empêcha pas à la demande de son témoin de mariage, Maurice Sarraut, de prendre l’intérim de la rédaction départementale de La Dépêche de Toulouse à Carcassonne.

Journaliste et homme de conviction, I. Bonnafous s’attachait à défendre la cause radicale. Il devint rapidement le principal lieutenant de Jules Sauzède, qui fut plus tard élu député-maire de Carcassonne. Irénée Bonnafous fut nommé à Montauban momentanément à la direction départementale de La Dépêche de Toulouse. Cette suppléance temporaire dura finalement cinquante deux ans. Arrivé en 1895 à Montauban, il hérita d’une situation difficile. La concurrence était sévère et prolifique, une bonne dizaine de journaux briguaient le lectorat tarn-et-garonnais. Dans ce département conservateur où la situation des partis de gauche était à l’état d’embryon, les socialistes n’existaient que sous formes de groupuscules antagonistes. La SFIO ne se constitua que dix ans plus tard. Le parti radical-socialiste ne fut créé quant à lui qu’à partir de 1901.

Militant depuis longtemps dans le radicalisme, il continua son combat politique auprès de la famille Sarraut qu’incarne à l’époque ce mouvement. Il lui fallait, dès lors, implanter le quotidien que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de La Dépêche du Midi. Les (...)


Page suivante


| RECHERCHE |
Plan du site
Témoignages, suppléments, courriers et compléments d'articles...

Découvrez les + d'Arkheia,
un ensemble de contenus exclusifs, à consulter en ligne.
soutenez la revue Arkheia
L’association Arkheia regroupe un collectif totalement bénévoles qui oeuvre depuis maintenant 10 ans pour collecter des archives, recueillir des témoignages de témoin clé comme d’anonyme pour mettre à jour notre histoire locale, notre patrimoine commun régional. Ce n’est que par la contribution de nos lecteurs et plus particulièrement par leur abonnement que ces recherches et surtout la publication de la revue Arkheia est rendue possible. Alors offrez Arkheia à ceux que vous aimez ! Un ouvrage offert pour chaque abonnement de soutien.
Gaullisme et antigaullisme
La vallée de Batsurguère (1940-1944) Quatre villages d’une vallée des Hautes-Pyrénées, Batsurguère… La mémoire de Vichy et de l’Occupation y est restée vive. Tout récemment, les deux bibliothécaires de cette vallée ont entrepris de recueillir (...)
Abonnez-vous !

Pour ne rater aucun de nos n°, abonnez-vous ! Seulement 20 € pour une année complète d’Arkheia