Arkheia, revue d'histoire

Itinéraire d’une famille belge pendant la Débâcle : Jozef et Jan Boon

Par Greta Boon
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Article publié dans
Arkheia n°1
Auteur : Marguerite Boon est professeur en sciences sociales. Elle est l’auteur d’un ouvrage en langue flammande sur la radio nationale belge.

L’invasion éclair de l’allemagne a lieu le 10 mai 1940. La bataille dure 18 jours, suivent la capitulation, l’Armistice de l’armée française. Dans la nuit du 9 au 10 mai 1940, la radio nationale belge commence sa mission de guerre. A partir de deux heures du matin, la radio est en liaison directe avec le gouvernement belge. Les émissions de la radio se font par l’intermédiaire des émissions néerlandaises et françaises.

Face à l’arrivée des troupes allemandes à proximité de Bruxelles, le gouvernement belge se replie sur Ostende, puis Paris, Poitiers, Limoges, Sainte-Adresse et Rouen. Durant tout ce parcours, une équipe de la radio belge accompagne le gouvernement. Cette équipe radiophonique assure ainsi des émissions quotidiennes et informe les nombreuses familles belges repliées qui se réfugient en France. La grande majorité des émétteurs de la radio belge est détruite avant que les allemands ne s’en emparent. Quelques émetteurs sont emportés. Ces derniers pemettent à la radio belge d’émettre de France jusqu’au 14 juin 1940. La dernière émission de la radio est émise au studio de Poitiers, le 13 juin 1940.

En ce qui concerne les archives de Jan Boon, directeur-général de la radio belge durant cette époque, elles sont déposées et conservées aux Archives de l’université de Leuven (Kadoc) en Belgique. L’ouvrage de Marguerite Marie Boon présente et analyse cette documentation. Son ouvrage intitulé : "La radio Belge pendant la Seconde Guerre Mondiale" décrit, heures par heures, jours par jours, l’itinéraire et les activités de la radio Belge en France. Dans ces archives figure d’ailleurs un rapport écrit par le père Boon, frère de Jan, sur son repli à Montauban. En effet, une partie du matériel de la radio belge est cachée entre Toulouse et Montauban. Un émetteur est dissumulé à Saint-Caprais. Les Allemands s’en emparent après l’occupation de la zone sud. A propos du père Jozef Boon, CSSR Rédemptoriste, il est à noter qu’il séjourne à Montauban en compagnie de ses élèves du collège d’Esse durant les mois de l’été 1940.

La ville de Bruges dans la Flandre occidentale prépare des festivités pour l’an 2000 en l’honneur du père Boon. Jozef est, en effet, connu en Belgique comme l’auteur de nombreuses pièces de théâtre. La plus célèbre d’entre elles s’intitule : Le jeu du Saint Sang de Bruges.



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