Arkheia, revue d'histoire

Jacques Godechot un lorrain à Toulouse partie 2 (suite)

Par Paul Arrighi
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Article publié dans
Seconde Guerre mondiale

(...) profondément différentes se heurte à l’obstacle majeur des Etats pontificaux, à l’influence autrichienne et à l’arriération des masses rurales fortement encadrée par le clergé. Aujourd’hui encore l’épopée des « Milles » de Garibaldi et la nécessité de mener une révolution sans l’appui des masses rurales a profondément marquée la vie politique et culturelle italienne. Les minorités révolutionnaires telles, dont le plus célèbre est le toscan Filippo Buonarroti ont du s’appuyer sur les troupes françaises en s’efforçant de frayer la voie à leur nation. C’est aspect qui donne encore à la gauche laïque italienne une grande difficulté à dégager des majorités durables dans un pays ou elle a été longtemps conçue comme une avant-garde coupée des masses rurales.

- La cinquième catégorie passion de l’historiographie est surtout consistée par un ouvrage extrêmement novateur et instructif qui s’intitule : « Un Jury pour la Révolution ». Dans ce livre publiée en 1974 aux éditions Robert Laffont, Jacques Godechot fait le compte rendu détaillé de la vie, de la méthode et des apports de quatorze écrivains ou historien professionnel des premiers Auguste Mignet et Adolphe Thiers jusqu’ Alphonse Aulard, Jean Jaurès et ses deux contemporains Albert Mathiez et Georges Lefebvre. Mais il s’attache aussi à faire connaître la vision des deux historiens étrangers : le Britannique Thomas Carlyle et l’allemand Von Sybel. Ce livre est vraiment un chef d’œuvre parce qu’il montre que l’histoire n’est pas quelque chose de figé mais correspond à un aller retour constant entre le travail d’archives, les méthodes qui s’approfondissent et les interrogations du présent. Cet ouvrage est un antidote à tout dogmatisme et mets à la porté de tous les lecteurs des connaissances savantes sur les interprétations dont a fait l’objet la Révolution.

Je gardais pour le meilleur la sixième catégorie pour laquelle vous savez que j’ai une passion particulière : le genre biographique. Le goût de la biographie (son ouvrage sur le comte d’Antraigues). Jacques Godechot s’est attaché à faire connaître un contre révolutionnaire mystérieux, le comte d’Antraigues. Le livre s’intitule d’ailleurs : « Un espion dans l’Europe des émigrés. » et a été publié chez Fayard en 1986. L’on dit souvent que la réalité dépasse la fiction. Un tel ouvrage en apporte la preuve. Car comment imaginer un personnage plus mystérieux, homme des lumières que l’on croit à la suite de son mémoire sur les états généraux pour un révolutionnaire mais qui dés les mis de mai et juin 1789 déclare : « Soyez sûrs que je consentirais plutôt perdre ma vie que trahir les intérêts de mon ordre. » (…) puis émigre en Suisse dés 1790 et se lance dans la fabrication d’agence de renseignements en intoxiquant la plupart des chancelleries européennes à (...)



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