Arkheia, revue d'histoire

Jacques Godechot un lorrain à Toulouse partie 2 (suite)

Par Paul Arrighi
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Article publié dans
Seconde Guerre mondiale

(...) partir d’un réseau d’informateurs parisiens. Dans cet ouvrage Jacques Godechot se fait alors détective et traque vérités partielles et invraisemblances nombreuses de ce mystérieux aristocrate qui mourra assassiné en 1812 près de Londres par un domestique piémontais. Derrière l’écriture de Jacques Godechot comment ne pas retrouver les plaisirs des lectures de nos jeunesses lorsque nous lisions les imbroglios et les intrigues des romans historiques d’Alexandre Dumas et de Michel Zévaco, le piment de la vérité historique en plus.

2.2. Un Historien de la Révolution placé au cœur d’un changement de paradigme

Cette « crise révisionniste de l’historiographie révolutionnaire » selon la belle expression de l’historienne Alice Gérard et la volonté excessive et non sans arrière pensée politique d’imputer à Voltaire et à Rousseau les erreurs et crimes de la Révolution en France puis du Stalinisme, le grand historien connaisseur des faits et précis autant dans la manière de poser les hypothèses que d’apporter des définitions précises.

Si la polémique médiatique et l’audience des historiens proches de François Furet y gagnèrent en notoriété, il n’est pas sûr que la connaissance des vrais enjeux de la révolution française qui ne se limite bien sûr pas à la terreur y ait gagné en vérité historique et en finesse d’analyse. Godechot vécut cependant très durement ces tentatives répétées de remises en cause de l’apport de la Révolution française qui dépassa la mesure permise même dans les indispensables indispensables débats contradictoires en histoire. En effet la nouvelle « école révisionniste » dont François Furet faisait généralement figure de « Pape » retranché à l’ « école pratique des hautes études » et dans le média qui lui était largement ouvert du « Nouvel observateur ». poursuivait l’objectif de rejeter « en bloc » la totalité des apports de l’histoire Républicaine et surtout de « l’histoire sociale qui avaient été patiemment constitué par une longue sédimentation d’histoires générales et de thèses d’histoires, depuis Jean Jaurès, Albert Mathiez et Georges Lefebvre. Ce rejet allait même plus loin puisque les nouveaux imprécateurs rompaient avec les premiers historiens favorables à la Révolution Française que se soit Mignet, Lamartine, Michelet jusqu’au radical Alphonse Aulard grand défenseur de Danton. Il est frappant que dans l’historiographie qui s’est largement internationalisée, la moitié des nouvelles études provenant des historiens anglo-saxons, nous ne trouvions pas un travail de démolition aussi systématique. La France embourgeoisée de la Vème République a-t-elle honte de son passé Révolutionnaire et de l’influence et de l’attrait que ses prédécesseurs des années 1789 à 1845 avaient répandu dans une partie du Monde ?

En conclusion d’un débat toujours (...)



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