Arkheia, revue d'histoire

Jacques Godechot un lorrain à Toulouse partie 2 (suite)

Par Paul Arrighi
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Article publié dans
Seconde Guerre mondiale

(...) récurrent sur la Révolution

- Le premier élément qui frappe lorsque l’on réfléchit sur ce qui a permis l’œuvre considérable de Jacques Godechot, C’est l’importance majeure de la connaissance des langues pour réaliser un travail historique en profondeur. En effet seule son excellente connaissance de l’allemand, de Italien, de l’anglais lui a permis de réaliser un dépouillement d’archives dans plusieurs pays européens, ce qui n’était fréquent avant-guerre et reste encore insuffisant de nos jours. Le champ de connaissance et la perspective de l’historien en ont été élargi et il a pu élargir la perspective alors trop étroitement nationale des événements. Sa vision du cycle Révolutionnaire en a en a été profondément bouleversée. La conséquence de cette vision plus ample des événements du cycle révolutionnaires a permis le développement fécond de ce que l’on nomme la méthode comparatiste.

- Le second élément qui frappe aussi dans l’homme et dans l’œuvre réalisé de la vie d’un grand savant Républicain, c’est l’immense capacité de travail alliée à une continuité dans l’effort. Jacques Godechot fait penser à un laboureur qui tiennent droit le soc de leur charrue de l’investigation historique et n’en lâche jamais les manches. Le résultat en fut impressionnant, non seulement par le nombre des livres (vingt cinq livres et des centaines d’articles qu’il a écrit personnellement que par les très nombreuses soutenances de maîtrises et de thèses qu’il a inspiré et dirigées. Le travail personnel et impulsé aux jeunes historiens ses élèves a permis alors à la faculté d’histoire de Toulouse de devenir durant trente années un lieu de connaissance privilégié de la période de la Révolution française et un lieu d’excellence ou de nombreux universitaires anglo-saxons venaient résider pour bâtir leurs propres travaux.

- Le troisième élément, essentiel, peut être le plus attachant, ce fut le goût et le choix délibéré de ce savant pour liberté et l’indépendance d’’esprit et le refus de se laisser asservir par le moindre dogme. Nous dirions nous Francs- maçons, que Jacques Godechot était a-dogmatique par état d’esprit et par méthode scientifique, tant dans son métier d’historien que dans sa vie de citoyen. Bien que formé personnellement par ses les maîtres prestigieux de prestigieux de l’Ecole Républicaine, Albert Mathiez et Georges Lefebvre, Jacques Godechot connut aussi personnellement les maîtres de l’Ecole des Annales notamment Marc Bloch. Toutefois fidèle au socle et aux apports de l’histoire Républicains, il refusa toujours de s’aligner sur quelconque école et garda toujours en en histoire une position d’honnête homme assez proche du courant néo-positiviste historique. Lorsque dans les années soixante dix se développa une nouvelle « doxa » à l’initiative de François Furet visant (...)



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