Arkheia, revue d'histoire

L’Affaire du Fau

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Article publié dans
Arkheia n°5-6
Auteurs : Pierre Theau et Max Lagarrigue

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Le comité de rédaction d’Arkheia, dans un souci d’ouverture qu’il a toujours manifesté depuis sa création en faveur de ses lecteurs, publie pour partie les lettres qui lui sont adressées. Les derniers numéros parus ont suscité un certain nombre de courrier. Il nous est malheureusement impossible de publier l’intégralité des missives que nous avons reçues. Le manque évident de place nous y contraint. Enfin, les historiens savent bien que les querelles par réponses interposées, ne font qu’accroître les difficultés de compréhension d’un phénomène, déjà au demeurant fort complexe pour le grand public. Notre but n’étant pas de nourrir une polémique qui demeure abscons lorsque l’on a pas le souci de la dépasser, nous avons, avec le plus grand souci d’impartialité pris le soin de publier les éléments qui sont essentiellement au cœur de vos courriers et des éclaircissements souhaités.

Cette histoire n’a pas commencé au moment du parachutage lui-même, ni avec mon arrestation le 4 mai 1944, ni lors de mon incarcération le soir même à la prison Saint-Michel, ni lors de mon évasion, quelques heures avant le début des combats pour la libération de Toulouse, où j’avais été transféré par mes geôliers le 13 août (...). Arrêté chez Marcel Vennat avec (…) mon camarade Jean Bénech, de notre groupe de lycéens, rattaché depuis trois mois à la 3ème Cie de l’AS, j’avais appris le parachutage de la bouche de Jean Saint-Arroman, lorsque nous étions enchaînés l’un a l’autre dans les locaux de la Gestapo (…). Dans les semaines qui ont suivi ma libération, j’avais revu Mme Vennat (…) J’avais appris d’elle que son mari avait dû renoncer à regrouper la totalité des containers du parachutage (…). Elle m’avait aussi révélé que c’était Irénée Bès, le fermier chez qui devaient être regroupés les containers, qui avait fini, sous la torture, par donner le nom de son mari (…). De même, ai-je volontiers accepté, avec intérêt, de rencontrer M. Mercadié et de lui demander seulement ce qu’il savait du parachutage. Son récit me surprit, les noms qu’il citait m’étant tous inconnus et ceux que je connaissais, par contre tous absents. Ma surprise, non dissimulée, l’amena à m’interroger sur son motif, que je lui indiquai en termes aussi neutres que possible, ajoutant : “ Et vous, dans tout çà ?”. Sa réponse fut sans équivoque : “ J’ignorais tout de ce parachutage quand j’ai été arrêté et le récit que je vous en fais, c’est ce qui m’a été dit à mon retour de déportation ”. (…) Reste le crescendo des deux articles que j’ai été chaque fois invité à lire, que Max Lagarrigue a publiés sur le sujet. Existe-t-il un lien avec ce qui précède ? Je l’ignore et seul leur auteur pourrait le dire. (…). Quoi qu’il en soit, coïncidence ou pas, Max Lagarrigue, dans son premier article sur le parachutage du Fau, a signalé que j’étais sans doute l’un des rares (...)


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