Arkheia, revue d'histoire

L’Affaire du Fau

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Article publié dans
Arkheia n°5-6
Auteurs : Pierre Theau et Max Lagarrigue

(...) survivants de cette douloureuse affaire, ce qui ne l’avait pourtant pas amené à m’interroger, ni à me contacter en aucune manière. Comme son récit ne coïncidait ni avec ce que je tenais pour l’interprétation d’André Mas, ni avec mon propre souvenir, mais ressemblait assez à celui de Mercadié, j’ai cru devoir publier mon point de vue dans “ le Réveil du Tarn-et-Garonne ” (…). Dans cet article, je n’ai dit que ce que je tenais pour certain, à savoir que c’était bien la 3e Cie qui avait organisé le parachutage, sous la responsabilité de Marcel Vennat. J’ai rappelé la fragilité du “témoignage” de Mercadié et (…) terminant mon analyse de ce premier récit de Max Lagarrigue par deux questions à son auteur : où avait-il trouvé trace d’un groupe de résistants dénommé “ France au Combat ” ? Comment faisait-il pour prouver que la 3e Cie n’était pas à l’origine du parachutage, s’agissant d’une preuve négative, toujours difficile à apporter (…) Dans le deuxième article, malgré un texte nettement plus fourni que le précédent et une abondance de notes de références, toutes d’ailleurs bien postérieures à la période en cause, pas le moindre écho à ma deuxième question, sinon cette étrange explication que la 3e Cie était “ trop expérimentée en ce domaine pour lancer une entreprise aussi aventureuse quelques pas de Montauban ”, alors que, selon André Mas, cette même 3e Cie avait commis erreur sur erreur. (…) Seule, ma première question, relative à l’existence de ce fameux groupe “ France au Combat ”, a été longuement traitée (…) Si sa composition nominative, les circonstances de sa création, les projets de ses membres sont abondamment décrits. Curieusement, au moins un de ces noms faisait partie de ceux que m’avait “révélés” Mercadié, peut-être d’autres qui auraient pu par la suite s’approprier une partie des containers, devenant ainsi leurs “ destinataires ” au regard de l’histoire ? De toute façon, à quel témoin sérieux de cette époque fera-t-on croire qu’un groupe (…) seulement au mois de mars 1944, mais non rattaché à l’Armée Secrète et dissous dès le parachutage, ait pu en être le destinataire en moins de deux mois d’existence ? Comment aurait-il pu, dans un tel amateurisme, se faire connaître des Alliés et reconnaître par eux, puis convenir d’un message personnel et provoquer le déroutement d’un avion sur un lieu dûment répertorié, mais que marquerait le sceau de l’imprudence ? Non, ma conviction n’est pas entamée, c’est la 3e Cie qui était le vrai destinataire, mais que les “ curieux ” dont avait fait état Marcel Vennat, c’étaient peut-être ces amateurs d’émotions fortes. Le disant ; je sais fort bien que je n’en ai aucune preuve, mais ni plus ni moins que mon contradicteur sur ce point. En effet, dans le corps de ce très long article, parlant de quelques uns des arrêtés, il écrit textuellement : “ Les plus chanceux Theau et (...)


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