Arkheia, revue d'histoire

L’Affaire du Fau

Retour au sommaire Retour au sommaire
Article publié dans
Arkheia n°5-6
Auteurs : Pierre Theau et Max Lagarrigue

(...) Lucienne Vennat restent internés à la prison Saint Michel. Theau est libéré le 1er luin. alors que la veuve Vennat demeure dans les geôles toulousaines jusqu’au jour de la Libération. Le paysan Edmond Mercadié, arrêté le 2 mai, dont nous évoquerons l’implication dans l’affaire, survit à sa déportation à Odanenburg. ”. Bonne manière de valoriser le témoignage de ce dernier, dont je tiens la non-implication personnelle de lui-même, comme je l’ai relaté plus haut. Quant à moi, qui me suis évadé de concert avec Mme Vennat et qui n’ai, en aucune manière, été “ libéré ”, sous-entendu par mes geôliers, mon honneur se trouve ainsi, même Si ce fut par erreur, gravement mis en cause. Chacun sait bien que ceux-ci ne libéraient à peu près personne, sauf... s’ils avaient parlé. Or, il se trouve que le 1er juin précède à peine l’exécution de Marcel Vennat et d’lrénée Bès, ce qui, pour les lecteurs futurs, me désignerait comme le principal coupable. Mais était-ce bien une simple erreur ? Pierre Theau

Il est vraiment dommage que nous n’ayons eu la possibilité de produire l’ensemble des propos que nous a adressés M.Theau. En effet, en dehors de sa tentative de réponse sur une “ affaire ” où il dit lui-même qu’il n’est qu’un témoin de seconde main, sa lettre est véritablement teintée d’attaques à caractère politique et personnelle qui n’ont pas lieu d’être publiées dans cette revue, je le rappelle d’histoire. Je ne rentrerai donc pas de nouveau dans le détail de ce que les montalbanais ont coutume d’appeler : “ l’affaire du Fau ” ; ce qui veulent en savoir plus sur ces événements se reporteront au n°4 de la revue Arkheia. Pour répondre brièvement à mon interlocuteur, mon étude qui n’est pas un roman historique est le fruit de longs mois aux archives départementales de Tarn-et-Garonne. M. Theau s’étonne encore de savoir comment j’ai pu relater cette “ affaire ”. Je le renvoie donc aux services très compétents des Archives qui conservent tous les documents dont j’ai scrupuleusement pris soin de signaler les références en note infra -paginale de mon article. Dans ces notes, il pourra y découvrir l’enquête de la gendarmerie, des renseignements généraux, de la Feldgendarmerie où figurent plus d’une 20e de témoignages de mai-juin 1944. Témoignages de grande valeur car la mémoire n’y est pas encore altéré par les reconstructions du temps. Ce travail fut continué au même moment par le gendarme Emilien Eychenne qui lui était au cœur de l’affaire et enfin André Ressigeac, FFI responsable du Noyautage des Administrations Publiques et correspondant du comité de la Seconde guerre mondiale après-guerre. Ces archives qui dormaient depuis des décennies dans les armoires de Melle France Féral qui en avait héritée à la disparition de M. (...)



| RECHERCHE |
Plan du site
Témoignages, suppléments, courriers et compléments d'articles...

Découvrez les + d'Arkheia,
un ensemble de contenus exclusifs, à consulter en ligne.
Une grève peu ordinaire : Decazeville 1961- 1962
L’historien Philippe Marcy revient sur une histoire qui a marqué les mémoires, la grève des mineurs de Decazeville en 1961-1962. Le bassin Houiller aveyronnais a 35 000 habitants environ. La mine employait 5 200 salariés en 1945, elle en compte 2 000 en 1962.
Sommaire 1941, un nombre réduit de Tarn-et-Garonnais entrent en résistance au régime de Vichy. Des communes de Beaumont-de-Lomagne à Lavit mais également à Montech ou Finhan, des hommes constituent des groupes (...)
Abonnez-vous !

Pour ne rater aucun de nos n°, abonnez-vous ! Seulement 20 € pour une année complète d’Arkheia