A cette époque une rencontre chez Delsol, directeur des contributions indirectes, 14, rue des Réservoirs à Montauban, entre Duplan, le colonel Langeron et le capitaine de gendarmerie de Cahors Delmas, Divonat, prévoit l’organisation de l’AS. A partir du 1er juillet 1942, l’état-major (EM) prend une existence officielle. Comme il connaît bien le département, Duplan se réserve plus particulièrement la propagande et le recrutement, d’abord parmi ses amis politiques. Moulin assure plus spécialement l’organisation et la direction pendant toute l’année 1943. Il cherche à recruter chez les militaires dans des unités rapatriées dans le département ; partant de l’idée qu’il faudra mener de véritables opérations militaires contre l’occupant allemand, il estime que seul un gradé de carrière, par sa compétence, pourra s’acquitter de cette tâche. Le colonel Langeron prend contact avec les officiers du 3ème Hussard cantonné à la caserne du Cours Foucault à Montauban depuis l’armistice. Il veut profiter de la dissolution de ce régiment fin 1942 pour garder dans les rangs de l’A.S. des officiers et des sous-officiers. Certains sont réticents, ne voulant pas servir sous les ordres de civils ; d’autres prendront des responsabilités à la tête des compagnies ou des sections des maquis. Il faut ajouter aussi que les volontaires de l’AS marquent une défiance vis à vis de quelques officiers d’active après la défaite de 1940. Des contacts indispensables sont pris avec les organismes civils et les membres de la résistance civile et en particulier avec plusieurs responsables montalbanais. Le recrutement de jeunes volontaires est envisagé.
Pendant l’année 1942, le colonel Langeron rencontre les responsables de l’A.S. du Tarn-et-Garonne soit au Ramier à la ferme Noalhac chez Adrien Marmiesse route de Nègrepelisse à Montauban, soit aux Ombrails à la ferme des frères Ricard à Nègrepelisse. Par deux fois Duplan le conduit à Toulouse pour rencontrer des responsables régionaux de l’A.S. Mais il décline l’offre d’organiser lui-même l’A.S. pour des raisons personnelles. La santé de son fils l’oblige à quitter Montauban et par là même la direction de l’A.S. Ramené à Montauban le 31 décembre 1942, ce fils décède le 6 avril 1943. Mais il veut par son aide morale et ses conseils se mettre à l’entière disposition de Huet et de Moulin et quand il abandonne le commandement il est convenu qu’il le reprendrait à l’heure de l’action et qu’il serait le chef militaire des opérations. "Son adhésion est pour nous une caution appréciable. Je lui fais rencontrer des (...)
1940, la Belgique du repli. L’histoire d’un petite Belgique dans le Sud-Ouest de la France (100 photos et 50 témoignages inédits).