Arkheia, revue d'histoire

L’accueil des républicains espagnols dans les Hautes-Pyrénées (1938-1939)

Par José Cubero
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Article publié dans
Arkheia 25-26-27
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(...) 43e division républicaine qui peut ainsi continuer à résister. Léon Jouhaux, secrétaire général de la CGT, vient alors en montagne et rend hommage aux syndiqués, ouvriers boulangers et brancardiers volontaires venus de Tarbes, de Bagnères-de-Bigorre ou de Lannemezan pour évacuer les blessés jusqu’aux postes de secours4. Mais, à partir du 7 juin, l’aviation franquiste commence à bombarder ces convois dès qu’ils pénètrent en territoire espagnol. Le préfet craint d’autant plus un incident diplomatique que « de nombreux Espagnols », travailleurs installés parfois de longue date en France, passent la frontière pour aider les républicains. Des travaux menés activement « par un groupe important » pour remettre en état le chemin de la Gela jusqu’à la frontière l’alarment au point qu’il redoute « que des bombardements (ne) soient effectués en deçà de la limite du territoire5 ». Il suggère au gouvernement l’installation de pièces de DCA pour protéger les centrales hydro-électriques des hautes vallées pyrénéennes. Dès avril aussi, alors que les sympathies de l’Eglise vont au camp nationaliste, Mgr Choquet, évêque de Tarbes et Lourdes, « remet une somme d’argent » à Pujol, instituteur à Saint-Lary, militant du Syndicat national des instituteurs [SNI], responsable du Comité local de secours aux réfugiés6. Et en juin, lorsque les 7 000 miliciens de la 43e division doivent se replier en France, l’évêque envoie les ambulances du diocèse à Fabian et à Arreau pour transporter vers les hôpitaux de Tarbes, Lourdes et Bagnères-de-Bigorre les blessés les plus graves que les militants cégétistes ont évacués par la montagne à dos de mulet. De son côté, le préfet réquisitionne toute la paille du département – la montagne en est totalement démunie – et, dans l’urgence, installe trois centres d’accueil provisoires : à Arreau où 50 wagons sont préparés avec de la paille en guise de « literie » sommaire en cas d’afflux massif, à Luz-Saint-Sauveur 7 et à Argelès-Gazost.

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