Arkheia, revue d'histoire

L’antigaullisme en Midi-Pyrénées, 1947-1969

Par Philippe Foro
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Article publié dans
Arkheia n°7-8-9
Auteur : Philippe Foro est maitre de conférences à l’université de Toulouse Le-Mirail.

(...) Hautes-Pyrénées, 78,5 % dans le Tarn, 76,9 % dans le Tarn-et-Garonne. Certes, on peut remarquer qu’à l’exception de l’Aveyron, les résultats sont en dessous, parfois légèrement, de la moyenne nationale qui se situe à 79,2 %. Il n’en reste pas moins que le rejet de la IVe République et la confiance dans les nouvelles institutions sont importants dans une région où le grand quotidien régional, la Dépêche du Midi, et quelques hommes politiques qui comptait (que l’on songe à Jean Baylet en Tarn-et-Garonne) se sont prononcés en faveur du “ non ”. Le même phénomène se reproduit à propos des référendums organisés à propos de la politique algérienne du général de Gaulle. Ainsi le référendum du 8 avril 1962 demandant approbation des accords d’Evian. Le “ oui ” obtient 89,8% en Ariège, 90,2% en Aveyron, 87,2 % en Haute-Garonne, 86,2% dans le Gers, 91,2% dans le Lot, 90,8% dans les Hautes-Pyrénées, 86,2 % dans le Gers, 91,2 % dans le Lot, 90,8 % dans les Hautes-Pyrénées, 87,6 % dans le Tarn, 85,6 % dans le Tarn-et-Garonne (la moyenne nationale fut de 90 % et l’abstention de 24,4 %). Même si le général de Gaulle s’engage fermement dans le référendum, l’ensemble des forces politiques soutiennent le “ oui ”, sauf l’extrême droite qui préconise le “ non ”, le PSU qui appelle au vote nul par crainte d’appuyer le pouvoir gaulliste et le Centre national des Indépendants qui laisse la liberté de vote à ses sympathisants. Différents sont les référendums du 28 octobre 1962, du 27 avril 1969 et l’élection présidentielles des 5 et 19 décembre 1965. Le premier référendum porte sur l’élection du chef de l’Etat au suffrage universel. Il est soutenu seulement par l’UNR et des indépendants autour de Valéry Giscard d’Estaing. En Midi-Pyrénées, le projet du général de Gaulle est majoritairement approuvé en Aveyron (64 %), dans le Lot (52,7 %), dans les Hautes-Pyrénées (53,1 %). S’il est rejeté d’un souffle dans le Tarn (7 7921 “ oui ” contre 7 7923 “ non ”), le rejet est plus net dans l’Ariège (58,8 %), dans la Haute-Garonne (52 %),dans le Gers (56,2 % et, dans une proportion moindre, dans le Tarn-et-Garonne (50,6 %). Vis-à-vis du général de Gaulle , le basculement dans un antigaullisme électoral franc s’opère entre le référendum du 28 octobre 1962 et le scrutin présidentiel de décembre 1965. Au second tour de l’élection présidentielle, alors que le Général l’emporte sur le plan national avec 54,5 % des voix, il ne devance François Mitterrand qu’en Aveyron avec 56,4 % des suffrages. Dans les sept autres départements de Midi-Pyrénées, le candidat d’union de la gauche arrive en tête, souvent largement : 65,2 % dans le Gers, 62,5 % en Ariège, 57,8 % dans le Tarn-et-Garonne, 57,3 % dans la Haute-Garonne, 56 % dans les Hautes-Pyrénées, 54,3 % dans le Tarn, 51,1 % dans le Lot. Vingt cinq départements ont mis Mitterrand en (...)


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