Arkheia, revue d'histoire

L’antigaullisme en Midi-Pyrénées, 1947-1969

Par Philippe Foro
Retour au sommaire Retour au sommaire
Article publié dans
Arkheia n°7-8-9
Auteur : Philippe Foro est maitre de conférences à l’université de Toulouse Le-Mirail.

(...) tête dont la moitié se situent dans le grand Sud-Ouest. “ On nous permettra de nous en réjouir ” précise Joseph Barsalou dans son éditorial du 21 décembre 1965 dans la Dépêche du Midi. Cette attitude électorale est confirmée lors du référendum du 27 avril 1969 concernant la régionalisation et la réforme du Sénat et donc l’échec (53,2 % de “ non ”) amena la démission du général de Gaulle. Si l’Aveyron accorde une majorité favorable de 53,2 %, le restant de la région vote contre : 61,6 % dans le Gers, 59,3 % en Ariège, 58,8 % en Haute-Garonne, 56,7 % dans les Hautes-Pyrénées, 55,5 % dans le Tarn-et-Garonne, 54,9 % dans le Lot, 54,5 % dans le Tarn. Concernant les élections législatives, il y a des évolutions selon les périodes et les contextes politiques. Pendant la IV République, le Rassemblement du peuple français, puis les républicains sociaux subissent de cuisants échecs électoraux, accentués en 1951 par la loi sur les apparentements qui favorise les coalitions de la Troisième force (MRP, SFIO, radicaux, indépendants) face aux communistes et aux gaullistes. Lors du scrutin législatif du 17 juin 1951, le meilleur résultat est enregistré dans le Gers avec 15,8 % des suffrages exprimés (pourcentage identique en Tarn-et-Garonne). Puis vient le Tarn avec 11 %. Dans les autres départements midi-pyrénéens, les listes RPF n’atteignent même pas les 10 %. Aucun député gaulliste n’est élu. La situation est pire pour le scrutin du 2 janvier 1956, à un moment où le général de Gaulle s’est enfermé dans le silence de Colombey-les-Deux-Eglises après avoir donné le congé au RPF en mai 1953. Les républicains sociaux (nouveau nom des gaullistes qui souhaitaient continuer le combat politique) ne présentent pas de listes en Ariège, dans le Gers, le Lot, les Hautes-Pyrénées et le Tarn. En Aveyron, la liste menée par Christian de la Malène doit se contenter de 1,3 % des suffrages exprimés. Le résultat est à peine plus brillant en Tarn-et-Garonne (5,4 %) et en Haute-Garonne(2,6 %). Le retour au pouvoir du général de Gaulle modifie quelque peu la donne du gaullisme en Midi-Pyrénées. En Haute-Garonne, les élections des 23 et 30 novembre 1958 permettent l’élection de René Cathala dans la circonscription de Toulouse-Nord avec 54,7 % des voix et celle de Jacques Maziol dans celle de Toulouse-Sud avec 51,2 % des voix. Dans le Tarn, André Vidal est élu dans la circonscription de Castres-Mazamet. Dans le Tarn-et-Garonne, les deux sièges reviennent aux deux gaullistes, phénomène caractéristique de ces élections puisque les Français veulent consolider le régime naissant. Reste désormais à s’implanter durablement. A cet égard, les législatives des 18 et 25 novembre 1962 marquent un retour à une situation presque ante quem. Si Paul Thillard peut s’imposer dans la circonscription de Tarbes-Nord-Lourdes au cours d’une triangulaire l’opposant à un socialiste et au (...)


| RECHERCHE |
Plan du site
Témoignages, suppléments, courriers et compléments d'articles...

Découvrez les + d'Arkheia,
un ensemble de contenus exclusifs, à consulter en ligne.
Les suppléments d’Arkheia
Manuel Azana et la question laïque sous la direction de Jean-Pierre Amalric Avec la participation de Patrick Cabanel, Antonio Ferrer Benimelli, Hilari Raguer, Joseph Pérez, Gérard Malgat et Elvire Diaz...Commander le dès aujourd’hui
1930 : l’inondation du siècle TARN & GARONNE - Dans la nuit du 3 au 4 mars 1930, le Tarn-et-Garonne est englouti par les eaux du Tarn, de l’Aveyron et de la Garonne LaDepeche.fr | 05 Mars 2003 | 00h00 En l’espace de deux (...)
Abonnez-vous !

Pour ne rater aucun de nos n°, abonnez-vous ! Seulement 20 € pour une année complète d’Arkheia