Arkheia, revue d'histoire

L’engagement des intellectuels

Par Jean-Pierre Amalric
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Article publié dans
Azana 2 / hors série
Jean-Pierre Amalric président de l’association "Présence de Manuel Azaña" et professeur émérite de l’univeristé Toulouse-Le Mirail
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(...) parfois été présentée comme un mythe simplificateur, ne doit pas nous dispenser d’une analyse plus approfondie, faisant apparaître deux réalités sans lesquelles son impact exceptionnel ne se comprendrait pas. D’une part, les intellectuels espagnols n’ont pas attendu cette date fatidique pour s’intéresser à la situation de leur pays et soulever dans leur oeuvre des questions dérangeantes : par exemple celle du romancier Juan Valera, portant un regard aigu sur les oeillères et les conformismes de la société bourgeoise, à laquelle Manuel Azaña consacrera un important ouvrage critique, ou celle de son contemporain, le prolifique Pérez Galdós, qui fait revivre avec une verve libre de préjugés le film des « épisodes nationaux » de l’histoire agitée du XIXe siècle… Il est significatif que ce dernier, toujours actif, n’ait pas hésité à se joindre à ses cadets et à participer activement à leurs débats et à leurs combats. Cette dette de la « génération de 1898 » envers ses devanciers est encore plus vraie des institutions que des hommes. Les deux principaux foyers de réflexion, de débat et de formation où se retrouvent les hommes de la « génération » sont en effet bien antérieurs à l’année du désastre : l’Ateneo de Madrid et l’Institution libre d’enseignement.

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