Arkheia, revue d'histoire

L’engagement des intellectuels

Par Jean-Pierre Amalric
Retour au sommaire Retour au sommaire
Article publié dans
Azana 2 / hors série
Jean-Pierre Amalric président de l’association "Présence de Manuel Azaña" et professeur émérite de l’univeristé Toulouse-Le Mirail
Page précédente


(...) parfois été présentée comme un mythe simplificateur, ne doit pas nous dispenser d’une analyse plus approfondie, faisant apparaître deux réalités sans lesquelles son impact exceptionnel ne se comprendrait pas. D’une part, les intellectuels espagnols n’ont pas attendu cette date fatidique pour s’intéresser à la situation de leur pays et soulever dans leur oeuvre des questions dérangeantes : par exemple celle du romancier Juan Valera, portant un regard aigu sur les oeillères et les conformismes de la société bourgeoise, à laquelle Manuel Azaña consacrera un important ouvrage critique, ou celle de son contemporain, le prolifique Pérez Galdós, qui fait revivre avec une verve libre de préjugés le film des « épisodes nationaux » de l’histoire agitée du XIXe siècle… Il est significatif que ce dernier, toujours actif, n’ait pas hésité à se joindre à ses cadets et à participer activement à leurs débats et à leurs combats. Cette dette de la « génération de 1898 » envers ses devanciers est encore plus vraie des institutions que des hommes. Les deux principaux foyers de réflexion, de débat et de formation où se retrouvent les hommes de la « génération » sont en effet bien antérieurs à l’année du désastre : l’Ateneo de Madrid et l’Institution libre d’enseignement.

POUR LIRE LA SUITE DE CETTE CONTRIBUTION, vous pouvez commander ce numéro ou vous abonnez à la revue dans la rubrique kiosque. 

Page précédente



| RECHERCHE |
Plan du site
Témoignages, suppléments, courriers et compléments d'articles...

Découvrez les + d'Arkheia,
un ensemble de contenus exclusifs, à consulter en ligne.
Appel à contribution

Auteurs ou témoins participez au dossier : "Enfance cachée / enfance brisée de la Drôle de guerre aux Trente Glorieuses

Les enfants juifs cachées dans les fermes des paysans du Sud-Ouest ont été pour beaucoup séparés définitivement de leur famille. Insérés dans un milieu et une société française qu’ils ne connaissent pas. Ceux que l’on appelera bien plus tard les "Justes". Dans le même temps, d’autres enfants vont devoir affronter dès l’Epuration, l’opprobre de la population. Qualifié d’enfants de "boches", ce sont autant d’enfance brisée...

Vichy État occitan ?
Juin 40 : la négociation secrète de (...) Ce court livre aurait sans doute fait « la une » si le parti communiste était demeuré une force dans ce pays. Ses auteurs – le premier, spécialiste des combattants de la Résistance et le second, (...)
Abonnez-vous !

Pour ne rater aucun de nos n°, abonnez-vous ! Seulement 16 € pour une année complète d’Arkheia