Arkheia, revue d'histoire

La création du fonds bibliographique Manuel Azaña

Par Javier Campillo Galmés
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Article publié dans
Azana 1/ Arkheia n°19 hors série
Auteur : Javier Campillo Galmés, bibliothécaire de l’Instituto Cervantes, Toulouse.

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Dans un proche avenir, la bibliothèque de l’Instituto Cervantes de Toulouse doit prendre le nom de Bibliothèque Manuel Azaña en hommage à l’intellectuel et homme politique, né à Alcalá de Henares, mort et enterré à Montauban. On doit le choix de ce nom à l’initiative personnelle du Directeur de l’Instituto Cervantes, César Antonio Molina, qui a souhaité marquer ainsi le lien historique de la ville de Toulouse et de sa région avec l’exil républicain espagnol. Selon la formule de Ramos Oliveira, « Azaña est la République et la République, c’est Azaña » : c’ est à l’homme incarnant l’esprit républicain qu’il est rendu hommage sur sa tombe à Montauban, chaque 3 novembre depuis soixante trois ans - rendez-vous obligé pour réaffirmer cet idéal, dont la défense a obligé tant d’Espagnols à prendre le chemin de l’exil. Alors qu’il était honni en Espagne durant la dictature de Franco, son souvenir a été gardé dans le Midi de la France avec admiration et respect. Donner le nom d’Azaña à notre bibliothèque ne se justifie pas seulement par le contexte géographique et historique de notre activité : c’est aussi une façon de mettre en relief et de stimuler le travail de récupération de la mémoire entrepris depuis l’ouverture de l’Instituto Cervantes à Toulouse, en 1996, avec la constitution et l ’ organisation d’un fonds local spécialisé dans la documentation sur l ’ exil républicain en France. En poursuivant ce programme de travail, avec l’aide des deux directrices qui se sont succédées à la tête de l’Institut, Teresa Imízcoz, et présentement Olvido García Valdés, j’ai pu me consacrer à la recherche et à l’acquisition des ouvrages, de toute nature, qu’a pu produire l’activité intellectuelle et politique de Manuel Azaña, ainsi que de l’ensemble des études et publications traitant de sa personnalité et de son oeuvre. Dès le début, notre intention a été de créer un fonds sans équivalent par sa richesse et son exhaustivité. Il a donc été nécessaire, au préalable, de procéder à une recherche bibliographique afin de recenser aussi bien toutes les oeuvres publiées d’Azaña que toutes celles écrites à son sujet, qu’elles soient disponibles en librairie ou épuisées, quelle qu’en soit la date de publication, en retenant autant que possible les premières éditions parues dans les années 1920 et 1930. La tâche s’est trouvée facilitée par la consultation des grandes bases de données disponibles par Internet, qui mettent à la disposition du chercheur ou du bibliophile des millions d’ ouvrages mis en (...)

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