Arkheia, revue d'histoire

La politique européenne dans le Tarn-et-Garonne

Par Robert Cocchio
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Article publié dans
Arkheia n°1
Auteur : Robert Cocchio est titulaire d’une maîtrise de géographie sur L’Eurorégion. Doctorant à l’Ecole supérieure d’Audiovisuel (ESAV) à l’université de Toulouse Le-Mirail.

(...) Montauban en particulier jouit d’une infrastructure routière et autoroutière qui l’incite à se développer. En outre, sa situation géographique -à proximité de Toulouse- est, dans une certaine mesure, un atout pour la ville. “ Montauban a pour longtemps sa destinée accrochée à Toulouse. Cependant, de plus en plus de créateurs d’entreprises n’hésiteront pas à s’installer de manière indifférente à Toulouse ou à Montauban, en particulier dans les secteurs de pointe.En effet qu’ils soient installés à Labège ou à Albasud, il n’y a plus de problème de distance ni de temps “, fait remarquer Guy-Michel Empociello.

Alors que le département est en croissance démographique comme le prouve le dernier recensement de la population en 1999 (205.800 habitants), il y a eu dans le même temps une progression de l’activité économique (la taxe professionnelle a d’ailleurs augmenté en 1998). Les entreprises déjà existantes cherchent à s’agrandir ou à développer des activités tel la société Poult ou la MAF qui fabrique du matériel pour l’agro-alimentaire. Le président de l’Agence de développement confirme une certaine vitalité en matière économique : “ Il y a au moins trois ou quatre gros projets qui peuvent sortir à la rentrée sur Montauban et un certain nombre de projets qui sont mûrs sont sortis sur Castel-Moissac. Idem à Caussade “.

L’action concertée de l’Etat, du Conseil général, de la Région et de l’Europe a permis dans une large mesure de faire prospérer l’activité économique dans le département. Et incontestablement les fonds européens auront servi de levier très fort à la croissance économique.

Le maintien d’une politique de proximité

L’Europe aide donc de manière conséquente le département pour son développement. Mais cela ne signifie pas pour autant qu’elle exerce un contrôle sur la politique sociale en Tarn-et-Garonne. Le département -bien qu’il ne soit pas pris en compte dans la loi Voynet et ne soit guère une entité territoriale reconnue à Bruxelles- est tout de même un maillon incontournable dans la mesure où il exerce un travail de proximité. Les politiciens locaux le savent bien puisqu’ils sont le plus souvent élus non pas nécessairement sur leur étiquette politique mais sur leur travail de terrain, à proximité des gens et de leur préoccupation. Ce que suggère J.P Pelegrin est sans ambages : “ Le déséquilibre entre les régions oui c’est l’affaire de l’Europe. Mais le traitement égalitaire des usagers par rapport à la vie publique, ça c’est notre affaire. Je trouve que l’Europe devrait s’occuper des affaires qui relèvent de son niveau et laisser la politique territoriale s’occuper du local “.

Et l’émergence de “ pays “ souhaitée par la loi Voynet le fait douter sur la manière dont on pourrait servir de manière équitable l’usager qui plébiscite les services publics et (...)



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