Arkheia, revue d'histoire

La politique européenne dans le Tarn-et-Garonne

Par Robert Cocchio
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Article publié dans
Arkheia n°1
Auteur : Robert Cocchio est titulaire d’une maîtrise de géographie sur L’Eurorégion. Doctorant à l’Ecole supérieure d’Audiovisuel (ESAV) à l’université de Toulouse Le-Mirail.

(...) de proximité. C’est l’administration de proximité qui va, à son sens, en pâtir. Un avis que ne partage pas R. Manterola qui semontre plus optimiste sur la question : “ Je ne vois pas comment le projet Voynet, même si elle n’en parle pas, ne pourra pas prendre en compte la donne départementale. Je ne crois pas que ce soit concevable que, depuis une région, l’on puisse organiser de manière durable le territoire “. Certes dans le contexte de la loi Voynet, l’Europe, les régions voire les agglomérations supplanteront le département bien que celles-ci soient -rappelons-le- des collectivités territoriales relativement anciennes. En outre l’Europe actuellement se construit essentiellement sur la base des Etas-membres, voire les régions. A ce titre R. Manterola demeure suspicieux quant à une politique pilotée uniquement par l’Etat et la région tout en restant confiant dans le rôle du département : “ La région n’est pas équipée efficacement pour ce type de politique parce que le territoire régional est trop important, trop grand (en effet, Midi-Pyrénnées est la plus grande région de France avec 45 348 Km².) “. Puis de rajouter : “ C’est quand même la proximité qui fait émerger les dossiers “.

Le Tarn-et-Garonne demeure sans doute une collectivité territoriale importante pour les affaires courantes locales et le social. Même à la veille du XXIe siècle et au rôle croissant de la CEE, le département continue à diffuser les aides et les services pour ses habitants. Elle demeure donc toujours un maillon essentiel dans la politique de proximité comme nous le confirme G.Empociello : “ Pour ce qui est des contrats de terroir, le département est cofinanceur avec la région et l’Etat. Mais dans le cadre des contrats de pays et si l’on veut que le département continue à cofinancer, il paraît évident que la contractualisation ne pourra pas se faire directement entre un pays et la région sans que le département soit appelé autour de la table “.

Le Tarn-et-Garonne et l’Europe du sud

Lorsqu’il fut président du Conseil régional de Midi-Pyrénées, Marc Censi avouait déjà une vocation méditerranéenne pour sa région. Autrement dit et sous l’impulsion de politiques de coopération transfrontalières et interrégionales, Midi-Pyrénées devait s’orienter économiquement et culturellement vers le sud de l’Europe. En est-il toujours de même aujourd’hui depuis l’élection de Martin Malvy à la présidence de la région ? Le Tarn-et-Garonne -un des huit départements constitutifs de Midi-Pyrénées- paraît corroborer cette idée bien que ce ne soit pas un département transfrontalier. Au niveau commercial essentiellement, des échanges sont effectués notamment avec la Catalogne et l’Espagne. R. Manterola confirme que “ tout ce qui est fruits et légumes en provenance de Moissac ou de Montauban est expédié vers Perpignan et la Catalogne “. Le (...)



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