Arkheia, revue d'histoire

La politique européenne dans le Tarn-et-Garonne

Par Robert Cocchio
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Article publié dans
Arkheia n°1
Auteur : Robert Cocchio est titulaire d’une maîtrise de géographie sur L’Eurorégion. Doctorant à l’Ecole supérieure d’Audiovisuel (ESAV) à l’université de Toulouse Le-Mirail.

(...) Tarn-et-Garonne -tout comme la région- a un souci d’intégration et d’intensification des échanges dans un contexte de mondialisation économique. En outre, il apparaît aujourd’hui nécessaire de rechercher de nouveaux marchés. Et le bassin méditerranéen semble retenir son attention dans la mesure où des caractéristiques sociales et culturelles proches de nous -ainsi que de bonnes infrastructures de communication- favorisent semble-t-il l’émergence d’un futur pôle de développement économique : “ Il y a des échanges économiques qui me paraissent évidents autour d’une même identité : la Méditerranée ! C’est une notion géographique assez forte. Le département s’intégrera fatalement dans cette zone car pour se développer, il faut des marchés et pour trouver des marchés il n’y a pas de frontière “.

Nonobstant, J.P Pelegrin estime pour sa part qu’il s’agit là d’un problème relevant des régions et que le département n’est pas concerné directement par cette politique. En matière de coopération il estime même que le département se porte mieux que la région sans aller forcément chercher des ententes transfrontalières : “ Les départements se portent mieux entre eux au niveau de la coopération que les régions entre elles ou avec une collectivité territoriale étrangère. C’est le cas par exemple de Pôle Sud-ouest qui regroupe le Gers, le Lot-et-Garonne et le Tarn-et-Garonne. Trois départements qui appartiennent à deux régions différentes et qui poursuivent des politiques complémentaires et unitaires. Ca c’est une réalité ! “ Certes. Néanmoins, il reste que le sud-ouest de la France -et pas seulement le Tarn-et-Garonne- véhicule une identité et des potentialités économiques qui peuvent attirer les investisseurs du sud en lui permettant de s’insérer dans le bassin méditerranéen dont certains estiment qu’il deviendra l’un des grands pôles européens de développement économique du XXIe siècle.

Le XXIe siècle et ses espérances

Dans quelques mois, nous nous réveillerons dans un nouveau siècle qui verra sans doute la concrétisation d’une Europe solidaire et unie ou, restons vigilants, une Europe sans réelle avancée significative si ce n’est dans la poursuite de la politique monétaire et économique. Pour certains, ce second point relève du pessimisme. Pourtant, il suffit malheureusement de constater la résurrection de troubles sur notre vieux continent comme l’atteste le récent conflit au Kosovo, véritable plaie pour l’édification d’une grande Europe. Avec l’élargissement de la CEE vers les pays de l’Est, les politiques structurelles vont avoir de ce fait moins de crédits avec une assiette de répartition plus grande. Cela signifie que plus le nombre d’Etats adhéreront à la CEE et moins d’argent sera disponible aux pays-membres. Ainsi, pour le prochain programme communautaire européen qui démarrera en (...)



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