Arkheia, revue d'histoire

La poudrerie de Mauzac (1939-1945)

Par Jacky Tronel
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Article publié dans
Arkheia 20
Auteur : Jacky Tronel est chercheur associé à la fondation Maison des sciences de l’homme (Paris). Membre du comité scientifique de la revue Histoire pénitentiaire et Arkheia.

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Le 13 septembre 1939 , Raoul Dautry est nommé à la tête du tout nouveau ministère de l’Armement. Le 31 décembre , il se rend en Dordogne pour visiter la poudrerie de Bergerac et son annexe de Mauzac. Au livre d’or de l’hôtel Le Londres , il confie son bel optimisme : « L’année prochaine sera l’année de la victoire. Tous à la Poudrerie devront travailler pour la gagner ».

La suite est connue. À la « drôle de guerre » succède l’humiliation de la défaite avec , pour conséquence immédiate , la cessation des travaux de construction des usines de guerre et l’arrêt de leur production, conformément au texte de la convention d’armistice franco - allemande du 22 juin 1940 , qui stipule : « Article 6 – Les armes , munitions et matériel de guerre de toute espèce [ … ] devront être entreposés ou mis en sécurité sous contrôle allemand ou italien respectivement [ … ]. La fabrication de nouveau matériel de guerre en territoire non occupé devra cesser immédiatement [ … ]. Article 13 – Le gouvernement français s’engage à veiller à ce que , dans les territoires à occuper par les troupes allemandes, toutes les installations , établissements et stocks militaires soient remis intacts aux troupes allemandes … ». Quelques semaines plus tard paraît au Journal Officiel la loi du 15 octobre 1940 qui précise, dans son article premier : « sont interdites [ … ] pour la durée de l’armistice [ … ] les fabrications nouvelles de matériels de guerre et la poursuite des fabrications en cours de ces matériels ». L’action du ministère de l’Armement se trouve dès lors limitée à la liquidation des opérations en cours. Quant au service des Poudres, démilitarisé, il passe au ministère de la Production industrielle.

Une spécialité : les obus chargés en gaz de combat

Où en est - on, en France, du vaste programme de construction d’usines d’armement ? Le 22 juillet 1940, Marius Jugnet , contrôleur général  (...)


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