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Le Quercy : mythe ou réalité ?

Par Adrien Viguié
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S’intéresser au Quercy répond à des observations quotidiennes : partout, il est question du Quercy (signalisation, presse), alors même que l’on est incapable de le définir. Ce n’est donc pas ce qu’est le Quercy qui est intéressant, mais plutôt ce qu’il suggère. Car le simple fait de citer le Quercy signifie que l’on se réfère à une identité, l’identité quercinoise.

A la base de L’identité quercinoise aujourd’hui, cette citation de Pierre Bourdieu : « la recherche des critères « objectifs » de l’identité « régionale » ou « ethnique » ne doit pas faire oublier que, dans la pratique sociale, ces critères (par exemple la langue, le dialecte ou l’accent) sont l’objet de représentations mentales, c’est-à-dire d’actes de perception, d’appréciation, de connaissance et de reconnaissance ». Il ne s’agit donc pas de s’intéresser à la réalité en elle-même, mais à la « pensée de la réalité », puisque les représentations interviennent dans le raisonnement de l’historien et modifie sa démarche. Aussi, l’expression « histoire des mentalités » peut être retenue pour qualifier ce mémoire, suivant ce portrait de l’historien des mentalités de Philippe Ariès : « relit aujourd’hui les documents utilisés par ses prédécesseurs, mais avec un regard neuf et une autre grille ». Un travail sur l’identité quercinoise s’inscrit donc dans une entreprise d’interdisciplinarité.

Le Quercy, une motivation subjective

Le choix de l’espace Quercy comme sujet d’études corrobore une volonté d’axer le travail d’historien sur l’histoire locale. Faire de la micro-histoire comme le conçoit Carlo Ginzburg, c’est-à-dire s’intéresser aux individus, en s’attachant à leurs représentations. Le département est une division purement administrative, définie géographiquement selon bien peu de critères ethnologiques ou culturels, ignorant le plus souvent la cohésion historique et géographique des provinces précédentes. Créé en 1790, le Lot coïncide dans un premier temps aux frontières quercinoises, mais au début du XIXe un nouveau remaniement divise l’entité en deux départements : le Lot et le Tarn et Garonne (pour sa partie nord). Ce choix du Quercy complique cependant la tâche de l’historien, puisque la majorité des études s’intéresse au Lot ou au Tarn et Garonne, très peu se concentrant sur le Quercy. De fait, il n’existe d’historiographie contemporaine dense sur le Quercy ; de même qu’une bibliographie sur le sujet n’a pas vraiment été rédigée. La démarche historienne invite donc à multiplier les lecteurs pour découvrir le sujet.

Poser le problème de l’identité quercinoise, c’est entreprendre une quête sur les spécificités d’un espace, pour le dissocier de l’ensemble français, et le légitimer. Nous ne revendiquons pas un essai identitaire sur le Quercy, mais cherchons à (...)


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Réagir à cet article 1 Message
  • Ce que vous dites est con. Vous confondez mythe et historicisme et imposez un savoir mal digéré. Un mythe fondateur est ce qu’on peut souhaiter de mieux à toute entité, régionale, politique, citoyenne. Soit, le Quercy n’a jamais vécu de présent que pour assurer un avenir... C’est ce que vous appelez passéisme ???
    Répondre à ce message

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