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Le Quercy : mythe ou réalité ?

Par Adrien Viguié
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(...) également les énoncés écrits, de toutes origines, traitant de cette entité. L’auteur l’évoque ou ne l’évoque pas. Le Quercy fait ou ne fait pas partie de sa conscience. Le non-dit mérite une place importante dans cette recherche. Dans chaque propos, le Quercy acquiert une définition spécifique, suivant le domaine revendiqué par son auteur. C’est la synthèse de tous les discours, l’entremêlement de tous ces tissus qui permet de se forger une idée précise des représentations de l’identité quercinoise. Par ailleurs, si le discours diverge selon son auteur et son destinataire, il dépend également du cadre temporel. Les représentations d’une identité changent. Elles sont appelées à se renouveler, à se recomposer. A travers l’étude des images véhiculées dans les différents discours retenus dans ce mémoire, l’ambition est de découvrir l’identité quercinoise entre 1950 à nos jours, ou plutôt l’identité quercinoise telle que la diffusent les acteurs. Pour ce faire, nous nous inspirons de cette réflexion de Françoise Zonabend à propos de ses travaux sur le village de Minot : « Nous ne recherchions pas une vérité, mais leur vérité, nous ne voulions pas recueillir leur façon de voir l’Histoire, mais leur manière de dire leur propre histoire. »

Les grands types de représentations

* Le discours patrimonial

Le premier axe de recherche se concentre sur le discours patrimonial, dont l’Histoire est une des composantes. L’Histoire légitime une identité en constatant l’existence ancienne et continue d’une population ou d’un territoire. Aussi, les recherches se sont penchées sur deux « événements » majeurs pour le Quercy : Uxellodunum et Gambetta. Le premier est devenu un véritable symbole pour une majorité de Quercinois. L’exemple de Luctérius, qui résiste vaillamment aux Romains dans la place forte, démontre le processus de mythification d’un épisode de l’histoire du Quercy. Le personnage de Léon Gambetta représente pour les Quercinois, alors même qu’il a réalisé l’essentiel de sa carrière à Paris. Sa réussite nationale rend fier le Quercy : les habitants s’identifient à Gambetta. Nous assistons donc à la construction d’un mythe. Cette construction de l’histoire du Quercy dépend de l’intérêt que lui vouent les historiens. C’est pourquoi ce mémoire initie à une étude historiographique (bulletins des sociétés savantes, mémoires universitaires…). La conclusion est évidente : pour les historiens, le Quercy n’est pas une identité contemporaine, mais plutôt inscrite du Moyen-Age à 1814. Second pan du patrimoine exploré, le folklore, à travers le parler carcinol (essai de définition d’un espace dialectal quercinois) et la musique. L’étude de la musique permet d’aborder une orientation nouvelle : existe-t-il des musiques propres au Quercy ? Grand spécialiste de la musique en Quercy, Xavier Vidal ne (...)


Réagir à cet article 1 Message
  • Ce que vous dites est con. Vous confondez mythe et historicisme et imposez un savoir mal digéré. Un mythe fondateur est ce qu’on peut souhaiter de mieux à toute entité, régionale, politique, citoyenne. Soit, le Quercy n’a jamais vécu de présent que pour assurer un avenir... C’est ce que vous appelez passéisme ???
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