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Le Quercy : mythe ou réalité ?

Par Adrien Viguié
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Suppléments

(...) pense pas qu’il existe une musique quercinoise, mais soutient la thèse de musiques ancrées territorialement. Pourtant, certains thèmes se réfèrent au Quercy en son entier, tels les « Echos du Quercy », ce recueil de chants rassemblés par les félibres locaux. Selon nos différentes lectures, il apparaît que l’élaboration des « Echos du Quercy » ne répond à aucun critère. Une chanson n’y figure pas parce qu’elle représente plus le Quercy qu’une autre, mais parce qu’elle fut choisie par les félibres. Mais les « Echos du Quercy » symbolisent dès lors une des représentations de l’identité quercinoise. Xavier Vidal remarque également que certaines chansons sont créées lorsque les individus sentent que leur identité est menacée. Il cite notamment « Fils du Quercy », écrit pendant l’Entre Deux guerres, à une époque où l’émigration quercinoise est importante. Après s’être interrogé sur l’identité musicale quercinoise, il convient de se demander si la perte de ces chants n’illustre pas une perte identitaire. Ainsi, au XIXè, nombreux sont ceux qui connaissent les chants ou les musiques quercinois, tandis que rares sont les contemporains aujourd’hui détenteurs de ce savoir. Il est évident que, de nos jours, les musiciens ne jouent pas les airs traditionnels pour se démarquer, pour s’affirmer, mais plutôt dans l’optique de faire connaître un aspect de l’identité locale. Enfin, dernier aspect du patrimoine retenu : l’architecture. Le chapitre traite de la représentation-objet (maisons, moulins, murettes…) de l’identité quercinoise, et de la persistance de celle-ci aux travers du devenir de ces bâtiments. Suivant le même schème que pour la musique, nous abordons en premier lieu les éventuelles caractéristiques propres au Quercy, s’interrogeant par exemple sur l’existence d’une maison quercinoise type. Il est ensuite question de la sauvegarde architectural de ces bâtiments ; doit-elle être une réponse à la perte identitaire ? Les restaurations sont un remède à l’abandon de ce patrimoine ; mais très peu prône la reprise de l’activité initiale. Le moulin se transforme en musée, le pigeonnier en gîte. Pour autant, l’attrait des touristes permet de faire davantage connaître la culture populaire de l’espace. Claude Rivals considère que « l’important est de traiter les moulins pour ce qu’ils sont et ce qu’ils ont été : de « grands témoins » de l’histoire des hommes. » Nous l’ajustons pour notre compte : les pigeonniers, les moulins, les maisons paysannes ou les gariottes sont des témoins de l’histoire des hommes quercinois, des opposants à part entière de l’identité du Quercy.

* Les représentations dans le discours politique

Bien que cette étude n’a pas pour problématique la vie politique du Quercy, nous introduisons notre réflexion par le portrait de deux grands hommes politiques contemporains, Maurice Faure (...)


Réagir à cet article 1 Message
  • Ce que vous dites est con. Vous confondez mythe et historicisme et imposez un savoir mal digéré. Un mythe fondateur est ce qu’on peut souhaiter de mieux à toute entité, régionale, politique, citoyenne. Soit, le Quercy n’a jamais vécu de présent que pour assurer un avenir... C’est ce que vous appelez passéisme ???
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