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Le Quercy : mythe ou réalité ?

Par Adrien Viguié
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Suppléments

(...) et Gaston Monnerville. Ce n’est qu’ensuite que nous analysons le discours politique, qu’il soit article de presse, entretien ou conférence, pour nous demander si la place du Quercy chez les hommes politiques évolue suivant leur famille. L’étude allégorique permet de discerner quatre thèmes généraux liés à l’utilisation du Quercy. La première constatation, certes simple, est la considération effective du Quercy par les politiques. Les un se représentent une région originale, garante de sa légitimité ; d’autres voient plutôt une terre capricieuse, une terre de labeur. Une terre qu’ils apprécient par ailleurs. Pour exemple, des candidats aux législatives n’hésitent pas à clamer leur « pedigree » quercinois. Etre né dans le Quercy sous-entend que l’homme politique connaît son pays, et particulièrement ses habitants. Cela signifie également que c’est un quercinois comme les autres, plus prompt à ressentir les besoins d’une population dans laquelle il fait lui-même partie intégrante. Etre né en Quercy devient un gage d’authenticité, un label certifié. Si l’ensemble de la classe politique se contente de reconnaître l’existence de « quercinois », la qualification précise de cette société demeure une préoccupation quasi-exclusive à la Gauche. Le Quercy, région rurale à dominante agricole ; les Quercinois sont souvent assimilés aux paysans. Dernier thème abordé, l’avenir du Quercy. La Droite et la Gauche suivent des axes identiques, mais seuls encore les candidats de la Gauche s’aventurent à des projets concrets dans leurs programmes électoraux : exploiter la diversité agricole des terroirs et profiter de la beauté des sites quercinois. Par ailleurs, le monde politique veut voir perdurer le pays. René Segond, en 1952, et Jean Bonnafous, en 1967, s’époumonent « Vive le Quercy », et Alain Chatagnol conclue sa profession de foi de 1978 d’un « pour un Quercy libre ». Notre lecture permet donc de constater que l’identité quercinoise n’est nullement le sujet exclusif d’un seul parti politique.

*Le Quercy, une accroche économique Pour le discours économique, nous avons parcouru les annuaires téléphoniques du Lot et du Tarn et Garonne pour dénombrer les enseignes usant du terme Quercy. Un tableau statistique démontre que la production et la vente de produits dit « locaux » (ou du « terroir ») associent davantage le Quercy que les autres domaines. Ce résultat n’est pas surprenant dans un espace reconnu pour la qualité de ses terres. L’analyse détaillée est plus éloquente : les trois « piliers » gastronomiques du Quercy – soit le vin, le foie gras et la truffe- ne semblent pas profiter de l’appellation Quercy. Pour le vin par exemple, cette observation peut se justifier par la forte imprégnation locale de l’expression « vin de Cahors ». La ville est alors plus évocatrice pour la clientèle que l’espace, particulièrement (...)


Réagir à cet article 1 Message
  • Ce que vous dites est con. Vous confondez mythe et historicisme et imposez un savoir mal digéré. Un mythe fondateur est ce qu’on peut souhaiter de mieux à toute entité, régionale, politique, citoyenne. Soit, le Quercy n’a jamais vécu de présent que pour assurer un avenir... C’est ce que vous appelez passéisme ???
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