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Le Quercy : mythe ou réalité ?

Par Adrien Viguié
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Suppléments

(...) depuis que la dénomination est devenue une A.O.C. Outre le nom des entreprises, leur implantation géographique peut être étudiée. La carte réalisée engendre plusieurs conclusions. En premier lieu, l’observation de deux ensembles bipolaires gravitant autour d’un noyau, Cahors. Le premier se situe au nord-est du Quercy, avec pour limites une ligne allant de Capdenac à Souillac ; alors que le second correspond au Bas Quercy, au sud d’une ligne joignant Montcuq à St Antonin Noble Val. Ce résultat signifie-t-il que l’identité quercinoise est plus présente dans ces régions ? Nous ne pouvons l’affirmer à partir de simples déductions. Notre carte laisse également apparaître d’autres phénomènes. Ainsi, la concentration de sociétés aux abords des frontières, notamment au nord du Quercy (Vayrac, Gignac, Bétaille…) nous conduit à nous demander s’il n’existe pas un sentiment identitaire plus développé qui cherche à s’affirmer à travers l’économie. Ces deux développements l’illustrent, l’étude géographique semble être une science fragile. Une société n’utilise pas le terme Quercy uniquement comme vecteur d’un patriotisme exaltant. Du moins nous en doutons. Les considérations mercantiles et communicatrices ne doivent pas être oubliées. Cependant, cette initiation a le mérite de poser une première pierre à une orientation économique du sujet. Le tourisme intervient également dans le discours économique. Ce fait touristique est l’objet d’une politique départementale ; il est davantage question de tourisme « lotois » ou « tarn et garonnais » que de tourisme « quercinois ». Pourtant, l’Office Municipal de Tourisme de Gourdon, par exemple, se voit confronté pour son plan de communication à quelques difficultés, dont le « problème d’ambiguïté entre l’identité Quercy et Périgord ». Pour l’activité touristique locale, l’identité quercinoise existe donc. La majorité de ce que nous appellerons « littérature touristique » (guides et ouvrages, brochures, dépliants…) considère le Quercy – ou du moins emploie cette dénomination. L’utilisation de ces différentes sources disponibles peut permettre, grâce aux représentations rencontrées, un essai de définition de l’identité quercinoise suivant le discours touristique. Les professionnels vantent le Quercy pour la beauté de ses paysages, pour son vécu historique, et pour l’hospitalité de ses habitants. Cette étude sur le tourisme nous amène à constater une évolution quant à l’utilisation du Quercy. Alors que le comité départemental du Lot insistait dans les années 1970 quant à sa situation en Quercy, il semble que la politique actuelle tend à réaffirmer une identité lotoise, occultant toute référence à l’espace Quercy.

* Le Quercy « populaire » Nous entendons par discours populaire autant le discours destiné au « peuple » en son ensemble, véhiculé (...)


Réagir à cet article 1 Message
  • Ce que vous dites est con. Vous confondez mythe et historicisme et imposez un savoir mal digéré. Un mythe fondateur est ce qu’on peut souhaiter de mieux à toute entité, régionale, politique, citoyenne. Soit, le Quercy n’a jamais vécu de présent que pour assurer un avenir... C’est ce que vous appelez passéisme ???
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