Arkheia, revue d'histoire

Le Quercy : mythe ou réalité ?

Par Adrien Viguié
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Suppléments

(...) essentiellement par les médias, que l’expression même de ce peuple (la conscience populaire) que nous développons à travers la parole des habitants et les quercinois émigrés. Au début du XXè siècle, les Quercinois s’exilent vers les grandes villes pour chercher meilleure fortune. Les migrants n’oublient pas leur patrie de naissance : ils se réunissent, fondent des associations, mangent ensemble lors d’un banquet, éditent un journal ou encore organisent des voyages vers leurs terres d’origine. Ces activités peuvent être insérées dans le schéma d’une vie communautaire. Le chapitre s’intéresse au discours de ces quercinois émigrés, parce qu’ils considèrent l’espace Quercy avec un certain détachement que leur impose, entre autres, l’éloignement géographique et le côtoiement d’une autre société. Les émigrés ne conçoivent le Quercy qu’une fois loin de celui-ci. Leurs discours retracent donc une vision de l’espace qu’ils ne percevaient pas auparavant. Pour le cadre temporel de notre mémoire, nous constatons la diminution, si ce n’est du sentiment d’appartenance des émigrés au Quercy, de l’expression de ce dernier. Après analyse des sources, nous avons choisi de nous inspirer quelque peu de la trame retenue par Roger Béteille dans son ouvrage Les Aveyronnais. Essai géographique sur l’espace humain. Les lectures sont unanimes ; une fois hors de leur Quercy natal, les émigrés ne s’isolent pas. Ils ressentent le besoin de se retrouver, de participer à des manifestations diverses en compagnie d’autres « déracinés ». Outre l’aspect réunion d’émigrés, ces manifestations (dîner, bal…) constituent en elles-mêmes une représentation identitaire du Quercy qu’il peut être intéressant d’explorer. L’attachement au sol, l’importance indéfectible du lien identitaire avec le Quercy s’illustrent également par les formes de solidarités qui s’expriment au sein de la communauté. Ces solidarités peuvent naître entre émigrés, ou provenir d’un émigré envers sa terre natale. Ainsi, une fois installé loin de la terre natale, les Quercinois ne négligent pas pour autant leurs origines. Ils s’érigent même en ambassadeur de la région, essayant de favoriser par quelconque moyen son raisonnement. Incomplète, notre ébauche soulève quelques aspects de la problématique, puisque nous nous interrogeons sur le sentiment d’appartenance de ces émigrés du Quercy et l’expression de ce dernier (littéraire, financier…). De même, nous pouvons nous demander si la perception des émigrés de leur terre évolue au cour de leur « exil », suivant cette réflexion d’Alain Corbin : « Il nous faut essayer d’analyser de quelle manière la vision du monde et de la société s’est trouvée modifiée dans l’esprit de ceux qui pratiquent l’émigration. »

Bien loin de l’exhaustivité, ce mémoire permet cependant un essai descriptif de l’espace Quercy. (...)


Réagir à cet article 1 Message
  • Ce que vous dites est con. Vous confondez mythe et historicisme et imposez un savoir mal digéré. Un mythe fondateur est ce qu’on peut souhaiter de mieux à toute entité, régionale, politique, citoyenne. Soit, le Quercy n’a jamais vécu de présent que pour assurer un avenir... C’est ce que vous appelez passéisme ???
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