Arkheia, revue d'histoire

Le Tarn meurtrier de 1930

Par Jean-Pierre François
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Article publié dans
Revue de presse

LaDepeche.fr | 13/04/2009 10:14

Histoire. Le numéro 21 de la revue Arkheia qui parait ces jours-ci, traite des inondations tragiques.

Alors que l’on songe encore aux dégâts causés par le passage de la tempête de vent Klaus du 24 janvier dernier, la revue d’histoire régionale Arkhéia sort dans les prochains jours un numéro spécial consacré aux ravages meurtriers du temps dans le Sud-Ouest. Et les lecteurs y trouveront toute une série d’articles et de photos consacrés aux deux journées terribles des 2 et 3 mars 1930 où les eaux du Tarn se déchaînèren.Mais le fleuve dévastateur de boue et d’eau qui sema la mort et la désolation n’endeuilla pas que Montauban. La première commune martyre en Tarn-et-Garonne fut Reyniès touchée dès le dimanche 2 mars 1930. Seules l’église et la mairie de cette localité demeurent debout après le passage des flots dévastateurs qui détruisirent une centaine de maisons et causèrent la mort de 14 personnes.

Apocalypse à Montauban Le déluge fracassant d’eau et de boue du Tarn fonce vers la cité d’Ingres et de Bourdelle. Pour Montauban s’ajoute au cauchemar à venir, la crue du Tescou. Et tout se joue de nuit pour les quartiers de Sapiac, Villebourbon et Gasseras. C’est une nuit apocalyptique car l’usine électrique de Sapiac inondée cesse de produire de l’électricité. Avec une hauteur d’eau proche de 12 mètres ce sont des centaines de maisons qui s’effondrent. Au total rien que pour la cité d’ingres on compte 1 092 maisons détruites, 4 200 hectares de rues inondés et 25 morts.

Et l’on ne peut oublier les actes de bravoure d’un jeune industriel de 26 ans Adolphe Poult qui réussit à repêcher durant cette nuit en compagnie d’autres, une centaine de personnes prises dans les eaux tourbillonantes du Tarn. Lequel Tarn poursuit son itinéraire de mort et de désolation à Albefeuille-Lagarde (7 morts, 102 maisons détruites) puis vers Barry-d’Islemade (5 morts, 50 maisons détruites), Villemade (1 mort, 164 maisons détruites).

Le bilan dans ce village aurait pu être plus terrible sans l’intervention d’un groupe de sauveteurs dans lequel figure Antonin Ver, lequel groupe sauva de la noyade plus de 86 personnes. Puis il y eut Les Barthes (8 morts) et Moissac la commune la plus endeuillée avec 120 victimes et 1 400 maisons détruites ainsi que 5 896 sans-abris.

Il faut aussi préciser ainsi que l’on trouve trace écrite de cela dans Arkheia que la nuit précédent cette furie du Tarn des communes comme St-Antonin, Laguépie, Cazals, Penne, Bruniquel, Montricoux ,Bioule, Négrepelisse Albias furent victimes des flots dévastateurs de l’Aveyron.

Site web : www.arkheia-revue.org



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