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Le repli des armées française, juin 1940

Par Colonel Jacques Vernet
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Article publié dans
Seconde Guerre mondiale
Auteur : Directeur de la Revue historique des armées.
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(...) l’effritement du dispositif puis à son effondrement. Le groupement Hoth finit par percer les lignes de la 10e Armée, et Rommel, avec sa 7e PZD, va filer sur Rouen et Saint-Valéry en Caux ; le groupement Kleist, de son coté, a atteint le Chemin des Dames et marche sur Compiègne et Villers-Cotterets. Une nouvelle armée allemande, la 18e de Kuechler vient prendre place entre Kluge et Reichenau.

Au même moment, les Allemands frappent le second coup, sur l’Aisne. Là encore, les deux premiers jours (9 et 10 juin) sont à l’avantage des Français. Puis, pour les mêmes raisons, la défense s’effondre par manque de renforts et usure des combattants et des soutiens. Tout comme sur la Somme, des contre-attaques locales sont menées avec succès mais sans exploitation. Le 11 juin, le groupement blindé Guderian (avec deux corps blindés) perce en direction de Suippes et de la Haute-Marne. Au soir de cette journée fatale, il ne reste plus qu’une ligne de contact de la Seine à la Meuse, tenue, si l’on peut dire, par la valeur de vingt-quatre divisions dont certaines usées jusqu’à la corde depuis le 13 mai. Conscient de la situation et prenant ses responsabilités, Weygand, convoqué par le gouvernement à Cangé près de Tours, fait savoir que : “ Je continuerai la résistance, si le Conseil des Ministres m’en donne l’ordre. Mais dès maintenant, je tiens à le dire nettement : la cessation des hostilités s’impose ”.

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