Arkheia, revue d'histoire

Les graffitis de Belleperche

Par Hervé Couton
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Article publié dans
Arkheia n°5-6
Auteur : est photographe et vit à Montauban. Ces photographies ont fait l’objet d’une importante rétrospective à l’abbaye cistercienne de Belleperche (Tarn-et-Garonne).

Le mur du vaste escalier d’honneur XVIIIe est enrichi de graffitis dont beaucoup datent du XIXe siècle. L’éclairage latéral en intensifie l’émotion ressentie, donnant l’illusion du relief à ces inscriptions qui semblent sculptées pour l’éternité.

Haut perché, dans une écriture très XIXème, un immense « Vive la Liberté » étonnant de fraîcheur, semble remercier le lieu pour les rencontres qu’il engendra - l’auteur ayant signé un peu plus loin une « gloire aux aman(t)s » réunis.

« J’aime et on m’aime », « aime moi et je t’aimerai », « j’aime Angéla » autant de messages ou cris d’amour qui entourent la signature d’Hubert Lamort datant de 1770 (il serait le graffiti le plus ancien).

Ecritures appliquées, dessins esquissés, au-tres traces du temps qui passe, mêlés à des signatures, sont autant de signes qui offrent une esthétique abstraite baignée de réalisme.

Dans une pièce qui a pu être une chambre à coucher, les murs sont étrangement recou-verts d’un texte à l’écriture contemporaine, rédigé à la mine de plomb et dont de grandes parties sont malheureusement effacées par l’usure du temps.

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