La construction du barrage de Bort-les-Orgues, en 1951, a contraint à l’évacuation de villages entiers. Malgré cela, les habitants ont continué à préserver la mémoire de ces cités désormais englouties. Ainsi, lors des vidanges du barrage, on assiste à de véritables pèlerinages.
Pour les habitants des abords du lac de Bort, l’attachement sentimental à la vie des fermes et des hameaux autour de la rivière Dordogne avant la mise en eau du barrage reste immense. Cette mémoire se transmet aux nouvelles générations par les récits des parents et grands - parents qui l’ont connue, par les photos, et ils ne tarissent pas d’anecdotes sur la vie et l’animation qui y existait. Le nom de Port - Dieu est présent dans tous les récits. Port - Dieu est devenu un lieu presque mythologique, à propos duquel on raconte comment s’y se retrouvaient jeunes et moins jeunes au rythme des foires, pour faire la fête, boire et s’amuser au son des accordéons, pêcher les truites et ramasser les champignons. Des chansons ont été composées à l’époque, comme celle de Guy Vergne, La Vallée, que l’on chante toujours dans les bistrots aujourd’hui. Ces souvenirs reprennent quelque matérialité à l’occasion des opérations de vidanges (en 1962 et 1973, avec des vidanges partielles en 1995 et en 2005). Les aînés retrouvent leurs souvenirs d’enfance et leur patrimoine familial engloutis sous le lac de Bort depuis 1951. Chaque famille vient retrouver sur ces « lieux de mémoires » les ponts et les chemins, chercher les traces de la maison de son enfance, les champs et pâturages de ses aïeux, et revoir les restes des fameuses gares de chemin de fer qui ont fait la prospérité de la vallée. (...)
Avec la participation de Patrick Cabanel, Antonio Ferrer Benimelli, Hilari Raguer, Joseph Pérez, Gérard Malgat et Elvire Diaz...Commander le dès aujourd’hui