Arkheia, revue d'histoire

Mémoires de résistance (1940-1944), partie I

Par Marie-Rose Gineste
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Article publié dans
Arkheia n°2-3
Auteur : Marie-Rose Gineste, résistante tarn-et-garonaise, Juste parmi les Nations.
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(...) salle du n°1 place Saintes-Scarbes, puis d’autres fois dans la clinique d’accouchement du docteur Parent, puis ensuite ce fut plusieurs fois chez le professeur Hauriou, au n°8, rue Sainte-Anne. C’est là, qu’un jour, nous avons eu une alerte, nous avons quitté les lieux immédiatement et nous nous sommes dispersés, moi allant au Grand Rond, où vint me rejoindre Léo Hamon qui était lui aussi à cette réunion.

C’est chez M. Hauriou qu’un jour nous eûmes la surprise d’avoir parmi nous Henri Frenay, le chef de Combat. Dès le début de la réunion il nous tint ces propos : si notre intention, notre but était seulement de faire de la résistance pour chasser l’allemand, l’occupant, de notre pays, et ne pas vouloir continuer après à servir notre patrie, il valait mieux ne pas rester à cette réunion. Pour combattre l’Allemagne il y aurait suffisamment de français, mais après le départ de l’occupant la France aurait grand besoin d’hommes et de femmes pour oeuvrer à relever le pays. J’ai pris la décision de rester à cette réunion, je me suis mentalement engagée ; aucun camarade ne nous a quittés ce jour là. C’est pourquoi après le départ des allemands j’ai continué à servir, j’ai accepté de faire partie du conseil municipal de Montauban mis en place à la libération, ensuite du comité départemental de libération, de juré à la cour de justice de Montauban, puis ensuite à Toulouse jusqu’en 1947, si mes souvenirs sont exacts.

 

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