Arkheia, revue d'histoire

Quelles sont les principales raisons de la défaite en 1940 ?

Par Max Lagarrigue
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Article publié dans
Seconde Guerre mondiale

La défaite de 1940 est la défaite la plus dramatique qu’ait jamais subie la France. En six semaines de bataille, la Wehrmacht avec ses Panzerdivisionen provoque la débâcle de ses armées, précédée par l’exode de millions de civils belges et français. Près de 100 000 soldats français sont morts au combat et 120 000 d’entre eux ont été blessés. Parmi les explications de cette défaite, certains évoquent la politique du Front populaire, « l’avachissement » des esprits ou la faiblesse de l’armement. Cependant, la raison principale de ce désastre militaire relève plus de l’immobilisme d’un état-major vieillissant, prisonnier de la doctrine stratégique et tactique issue de la Grande Guerre.

Pour en savoir plus… Durant près de neuf mois, du 3 septembre 1939 au 10 mai 1940, la France et son armée vivent une drôle de guerre selon l’expression attribuée à l’écrivain Roland Dorgelès. La Pologne occidentale écrasée en trois semaines par la Blitzkrieg « la guerre éclair » (une stratégie militaire initiée par le général allemand Heinz Guderian à la fin des années trente) du IIIe Reich et sa partie orientale envahie par l’ Armée Rouge (17 septembre), la France et la Grande-Bretagne demeurent passives, sur la défensive. L’expression « drôle » renvoie au fait que la guerre engagée en septembre 1939 par les alliés franco-britanniques ne va pas connaître de réels développements. En partie retranchées derrière le béton de la ligne Maginot, un réseau de forteresses construites tout au long de la frontière franco-allemande, les 94 divisions (2,8 millions d’hommes) de l’armée française se concentrent dans cet espace, couvrant très imparfaitement la charnière ardennaise que le maréchal Pétain a qualifiée « d’infranchissable ». À ce dispositif s’ajoutent 10 divisions britanniques, sans oublier 22 divisions belges et 9 divisions néerlandaises appartenant à des pays neutres mais qui sont censées couvrir la frontière nord. L’Allemagne a mis sur pied 114 divisions rassemblant 2,6 millions d’hommes. Sur le papier, les Alliés disposaient d’un avantage numérique auquel la coalition franco-britannique ajoute l’atout d’une force navale écrasante et d’un nombre de blindés équivalent à celui de la Wehrmacht (2800 blindés contre 2 700 pour la France). Dans le domaine aérien, la supériorité de la Luftwaffe est plus nette (3 500 avions contre 2 200 à la France et la Royal Air Force).

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