Arkheia, revue d'histoire

Réactions au n° Vichy, Etat occitan ?

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Article publié dans
Arkheia n°17-18

(...) reste en 2005 un écrivain maudit, onze ans après sa mort. Le mythe d’un occitanisme « sorti de la résistance » s’écroule. Reste à faire l’histoire des menteries et des demivérités qui l’ont fait naître et entretenu. Reste aux historiens de recomposer, mois après mois, ce que furent les années noires de la France vaincue pour les tenants de la langue d’Oc. Cette histoire ne me paraît ni glorieuse, ni déshonorante,. D’une triste et grise banalité dans un milieu qui, depuis des décennies, se refuse à poser l’Occitanie comme une nation à susciter. Vichy ne tient pas ses promesses, l’Occitanisme survit en faisant le gros dos. Rien de semblable ici aux Bretons qui forment la Bezzen Perrot et vont aller se battre dans la Wehrmacht : le livre de Pessemesse qui conte en roman l’odyssée d’une jeune mistralien est une pure fi ction d’écrivain désabusé. Je ne vois pas très bien l’intérêt qu’il y avait à faire état de François Fontant à propos de l’époque vichyste : il avait alors entre dix et quatorze ans. Il allait falloir attendre 1959 pour qu’il éditât dans un mince volume, l’ensemble de ses propositions pour l’avenir de ce qu’il nommait « la nation occitane » et que les régionalistes ex - vichystes ou néo - régionalistes autoproclamés révolutionnaires n’ont jamais réfutées. Autour de ses années, j’ai appris que Fontan avait été royaliste, bien avant de s’affirmer marxiste, partisan de la totale liberté en matière de sexe et d’appeler la planète à n’avoir d’autres frontières que linguistiques. Il n’est pas anti démocratique que d’opter pour la royauté. Bon nombre de peuples d’Europe s’en portent plutôt bien alors que la France étouff e dans la république monarchique que de Gaulle lui a imposée, Mitterrand combattue puis utilisée à son profi t. Ceci dit, je n’ai jamais été membre du parti de Fontan et qu’aurais - je fait en 1940 et 1944 si j’avais eu vingt ans de plus ? Je suis né en 1936 …

Notre ami Claude Bourgeois, ancien grand reporter à United Press et rédacteur en chef des services parisiens du Dauphiné Libéré, a adressé à la rédaction d’Arkheia cette intéressante réaction à notre dossier « Vichy, État occitan ? ».

Provence en octobre 1940, à 14 ans. De la métropole, je ne connaissais que Paris et La Rochelle où nous venions de passer, ma mère et moi, cette première année de guerre. Mon enfance s’était presque exclusivement déroulée au Sénégal et en Guinée puis, entre 10 et 13 ans, j’avais vécu dans cet extraordinaire pays qu’est Madagascar. Nous avions rejoint mon père qui, après la campagne de mai - juin 1940, venait d’être affecté à Arles où il avait reçu le commandement d’un bataillon du 21e régiment d’Infanterie coloniale ( il avait fait carrière, toute sa vie dans ce que l’on appelait l’Armée coloniale, les troupes de marine ). (...)



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