Arkheia, revue d'histoire

Réactions au n° Vichy, Etat occitan ?

Retour au sommaire Retour au sommaire
Article publié dans
Arkheia n°17-18
Page précédente


(...) avoir ressenti le côté, un peu caricatural parfois, de la vie méridionale, je m’étais peu à peu intégré à ce milieu dont j’avais décelé la profondeur. Je voudrais témoigner en dernier lieu à propos de la question de la langue occitane, notamment évoquée par Michel Roquebert … langue que j’ai découverte au Vieux Théâtre d’Arles où le public la comprenait. À la campagne, tout le monde parlait alors patois et, dans une propriété viticole située à l’est d’Arles, aux confins de la Crau, où mon père avait constitué l’un de ses stocks clandestins de munitions, je m’étais mêlé au travail de paysans qui ne se parlaient qu’en patois. En revanche, le propriétaire s’adressait seulement en français à ses ouvriers ; le patois ne se pratiquait donc qu’entre égaux car, dès que le niveau s’élevait, en raison du sujet ou des interlocuteurs, on parlait français … À Arles, dans la ville même, on entendait plus rarement parler le provençal mais il était parfaitement compris. L’un de mes jeunes amis, Rémy Fontanier, qui le parlait très bien, m’avait fait découvrir ce qu’était le félibrige et je m’étais rendu compte que c’était un sujet qu’il prenait très au sérieux, notamment lorsqu’il me fit un petit cours ad hoc face au buste de Charloun Rieu, l’un de ses fondateurs, aux Baux - de - Provence. À partir de novembre 1942 et dans les mois qui suivirent, tout fut bouleversé, comme on le sait. Je n’ai donc parlé ici que de ces mois qui vont de l’automne 1940 à la fin 1942, ces deux années où se joua le jeu de Vichy ainsi que ces comédies qui voulaient se donner l’apparence d’une réalité. Ces quelques mois furent ceux de la découverte de la Provence et le début de cet amour pour le Midi qui ne m’a jamais quitté 
Page précédente



| RECHERCHE |
Plan du site
Témoignages, suppléments, courriers et compléments d'articles...

Découvrez les + d'Arkheia,
un ensemble de contenus exclusifs, à consulter en ligne.
Référence en vente sur ce site
Le livre sur l’Exode : 1940, La France du repli : l’Europe de la défaite sous la direction de Max Lagarrigue, plus de 30 contributions dont Stanley Hoffmann, Jean-Marie Guillon, José Gotovitch...
Summary p.3 Editorial news update 6 May-68 events in Daniel Cohn-Bendit’s homeland by Max Lagarrigue 16 Armand Fallières, an abolitionist president by Marie Bardiaux Vaïente 22 Leon Trostky in (...)
Abonnez-vous !

Pour ne rater aucun de nos n°, abonnez-vous ! Seulement 20 € pour une année complète d’Arkheia