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Séjour surveillé pour « indésirables français » : Le château du Sablou en 1940, partie I

Par Jacky Tronel
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Article publié dans
Seconde Guerre mondiale
Auteur : est chercheur associé au projet « Prison militaire du Cherche-Midi » à la Maison des Sciences de l’Homme (Paris) et membre du comité de rédaction de la revue Arkheia.
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(...) commission exécutive du PC de la Dordogne. Individu violent et sournois, très dangereux pour l’ordre et la tranquillité publics, ne devant être libéré du Camp du Sablou sous aucun prétexte. »

René Baptiste, 50 ans, brossier : « Militant communiste et propagandiste des plus actifs. Assistait à toutes les réunions de son Parti et à toutes les manifestations de rues où il se faisait passablement remarquer. A été secrétaire de la cellule communiste du Vieux Périgueux. À maintenir au camp. »

Alfred Chaumel, 49 ans, chef de train à la SNCF : « Militant communiste et propagandiste depuis de très nombreuses années. S’est toujours fait remarquer par son action combative. Prenait très souvent la parole dans les réunions de la cellule des cheminots ainsi que dans les réunions publiques où il se faisait remarquer par ses violences de langage et ses critiques à l’égard des institutions républicaines. Partisan de l’action directe. Était secrétaire adjoint de la région communiste de la Dordogne. Individu très dangereux pour l’ordre et la tranquillité publics, ne devant être libéré sous aucun prétexte. »

Les dix-huit « indésirables » périgordins internés au Sablou sont tous militants communistes. La majorité exerce ou a exercé des fonctions au sein du Parti. L’un d’eux, Paul Eyraud, était conseiller municipal communiste de Périgueux. Huit travaillent à la SNCF (44 %), trois sont employés municipaux (17 %), deux aux PTT (11 %). La moyenne d’âge est supérieure à 51 ans.

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