Plus que d’une percée du gaullisme en Aveyron, les législatives de novembre 1958 témoignent de la permanence du courant modéré, renforcé de surcroît par son alliance avec les gaullistes... Deux indépendants sont élus : A. Boscary Monsservin et Trebosc. Un élu MRP, Dutheil, maire de Millau. A Villefranche, Trebosc triomphe de Paul Ramadier au second tour. Contesté par une fraction de la base militante socialiste, abandonné par l’électorat communiste, ce dernier ne bénéficie plus, au plan local, de l’envergure que son rôle national donnait à sa stature politique. Il perd la mairie de Decazeville sur un échec personnel l’année suivante. Rouquette avec l’étiquette du Parti socialiste autonome (PSA) le remplace. Les deux conseillers généraux du Bassin Houiller se situent à gauche : Oustry et Ramadier (SFIO). A noter la commune d’Aubin est tenue par le Parti communiste. Les deux sénateurs sont des modérés : Bonnefous, par ailleurs président du Conseil général depuis 1949, et Robert Laurens, frère de Camille Laurens. En 1961, le Conseil général est composé de 23 républicains indépendants, 2 UNR, 8 républicains populaires, 4 socialistes SFIO, 3 radicaux, 2 républicains de gauche et 1 républicain social. Decazeville et son bassin apparaissent comme un bastion rouge dans un département dont la majorité est très modérée. L’influence de l’Eglise catholique est très importante dans le département.
Le bassin Houiller aveyronnais a 35 000 habitants environ. La mine employait 5 200 salariés en 1945, elle en compte 2 000 en 1962. Les salaires des mineurs sont supérieurs à la moyenne des salaires aveyronnais. – 47 mineurs, sur 150 qui s’y sont présentés, ont été embauchés par l’usine de tubes Vallourec à Decazeville – 4 mineurs ont été embauchés par Vieille Montagne à Viviez – 5 mineurs ont été embauchés chez Manuval à Marcillac (à vingt kilomètres de Decazeville) – 100 à 120 reconvertis doivent être embauchés par ACTI dont c’est le début de la construction au Gua (dans le bassin de Decazeville) – 7 mineurs sont partis chez Peugeot à Sochaux – 160 mineurs ont été embauchés à la mine de Carmaux depuis 1960. Au premier janvier 1961, sur 2233 mineurs : – 1055 ont moins de 40 ans – 818 ont de 40 à 50 ans – 360 ont plus de 50 ans.
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Monsieur, bonsoir,
merci pour votre message et les précisions qui apparaîtront à la fin de l’article de notre auteur. si toutefois vous aviez un témoignage avec des photos à nous transmettre nous pourrions les publier. Cordialement, Max Lagarrigue
Le livre sur l’Exode : 1940, La France du repli : l’Europe de la défaite sous la direction de Max Lagarrigue