Arkheia, revue d'histoire

édito

Par Max Lagarrigue
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Article publié dans
Arkheia n°2-3
Auteur : Max Lagarrigue, historien, directeur-fondateur de la revue Arkheia.

(...) les routes, journal d’errances devoir de mémoires, 1936-1945" éclaire pour Arkheia d’un oeil nouveau l’itinéraire et les conditions de stockage des oeuvres du Musée du Louvre repliées en août 1940 dans l’enceinte fortifiées du Musée Ingres. De ce passage, il reste une exposition exceptionelle à la chambre de commerce de Montauban qui donna lieu à la réalisation d’une carte postale d’une "Mona Lisa, oeuvre du Musée Ingres," souvenir unique que nous publions en couverture. Comme nous l’avions souhaité et réalisé dès ses débuts, Arkheia veut permettre aux étudiants qui n’ont que rarement le choix de publier des travaux de maîtrise et autres, de livrer à un public leursrecherches qui restent trop souvent ignorées dans de poussiéreuses bibliothèques universitaires. A quoi bon tant d’efforts si ce n’est pour un diplôme qui a bien pâli. Ces travaux, au même titre que les autres ont droit d’être connus du grand public. C’est pour cette raison que les deux étudiants que nous avons sollicités pour ce numéro nous ont confié deux articles de choix. Si l’article présenté par Sébastien Rivière est un peu en dehors des frontières chronologiques que notre revue s’était bornée à publier, l’histoire qualifiée du "temps présent" parfois "d’ immédiate" ou tout autre nom que l’on veut lui attribuer - querelle d’école ou de clan - ne s’est pas construite sans racines, sans causes plus profondes. C’est pour cette raison que nous avons souhaité publier l’étude minutieuse de Rivière intitulée : Montauban : entre révolution et religions (1787-1830). [1] Cette recherche qui met en lumière toute une histoire du protestantisme montalbanais face à un catholicisme intransigeant, fort du soutien qu’ il obtenait d’un État absolu issu de droit divin, rappellera à nos lecteurs que la cité d’Ingres fut aussi celle d’une riche communauté huguenote que l’on n’hésita pas à qualifier à l’époque de " Genève française "6. Si aujourd’hui, cette implantation parpaillote n’a pas quasiment disparu elle n’en démontre pas moins la responsabilité du clergé montalbanais dans son intransigeance que nous confirme la conclusion de l’article de Rivière par la voix de Mgr Doney, qui s’exclame en 1852 : " L’Église catholique a le droit d’être tolérée par la Réforme, mais celle-ci n’a pas droit à la réciprocité. Il est de l’essence de la véritable Église de Jésus-Christ d’être intolérante en matière de doctrine ". Cette épitaphe douloureuse de l’intolérance n’en démontre pas moins, et il n’est pas ringard de le signaler au vue de l’actualité, que seule une République laïque et universelle est à même de concilier pouvoir temporel et spirituel.7 Ceci nous permet de faire le lien avec l’article qui suit de Sylvie Guiraud qui met à jour une source inédite restée plus de 80 ans oubliée de tous. Cette étudiante qui a soutenu une maîtrise sous la direction de Rémi Cazals a retrouvé les mémoires collectives de (...)


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