Arkheia, revue d'histoire

édito

Par Max Lagarrigue
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Article publié dans
Arkheia n°2-3
Auteur : Max Lagarrigue, historien, directeur-fondateur de la revue Arkheia.

(...) l’entreprise gargantuesque du dictionnaire de Jean Maitron et dans une échelle bien modeste, nous avons, après de nombreux recoupements, essayé de retracer le parcours de ses acteurs sous forme de biographies. Qu’ils soient de premier plan à l’instar d’un colonel Langeron, chef départemental de l’état-major F.F.I., au plus modeste agent de liaisons ou encore à ceux qui dans l’ombre sans titre et sans souci d’en obtenir au regard d’un Irénée Bonnafous qui fort de ses réseaux privés de renseignements est l’un des acteurs les plus singuliers de la résistance tarn-et-garonnaise. Le but visé, nous l’espérons, aura été de réduire les myopies sur un personnel clandestin qui mis, à part quelques rares cas, fut souvent écarté à la Libération des responsabilités du pouvoir. Ce fut, un peu malgré elle, l’itinéraire de cette femme montalbanaise, qui, de son engagement dans la C.F.T.C. durant l’entre-deux-guerres, plongea dès 1940 dans une résistance de tous les jours. Beaucoup dans notre région la connaisse, même si sa modestie fait parfois oublier à quelques-uns qu’elle joua un rôle plus considérable qu’elle ne veut bien le dire. Si son activité au côté de Mgr Théas, évêque de Montauban, lui permit de couvrir son action clandestine, son engagement fut bien antérieur à l’engagement du prélat. En effet dès le mois d’août 1940, Marie-Rose Gineste débute son activité clandestine par la fabrication de faux papiers pour faciliter le passage de la ligne de démarcation à des Belges rapatriés. Dés lors, elle ne cesse de prendre des responsabilités et des risques à la direction départementale de l’organisation démocrate-chrétienne, Liberté, de Témoignage Chrétien, ou encore de Combat. Son activité est totale et elle n’hésite pas à héberger de décembre 1943 à janvier 1944, à son domicile, un poste émetteur clandestin avec un agent radio anglais. Rappelons que son domicile est à quelques pas du siège de la Gestapo et de la Milice, faubourg du Moustier. Preuve si ce n’était déjà fait de l’efficacité de son travail, Melle Gineste est nommée au mois de mai 1944 responsable du service social des maquis de la rive gauche de la Garonne. Je ne peux donc que vous engager à lire le témoignage inédit que nous publions dans son intégralité de cette Résistante aujourd’hui " Juste parmi les Nations". Que ceux qui s’inquiétaient de notre exclusive sur la période obscure de la Seconde guerre mondiale soient rassurés, ils trouveront dans la continuité du premier numéro le récit de André Aribaud sur sa guerre d’Algérie. Et si cela ne suffisait pas à ouvrir notre horizon, la rubrique actualité se nourrit d’un article de Gilbert Beaubatie, correspondant corrézien d’Arkheia, qui nous livre l’itinéraire oublié de Marius Vazeilles, militant rural qui, à la faveur du Front Populaire, était élu député. Un parlementaire d’extrême gauche décidément aux multiples facettes. Sylviculteur de (...)


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